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Solitude des aidants familiaux | Ourida Revel
Solitude & Soignants — Baillargues

Solitude des aidants familiaux

On accompagne un parent malade, un conjoint en perte d’autonomie, un enfant en situation de handicap. On donne, on organise, on anticipe — souvent depuis des années. Et on se retrouve seul(é) dans cette charge que personne ne voit vraiment de l’extérieur. Ce guide est pour les aidants qui s’oublient en prenant soin des autres.

Cabinet à Baillargues

Un échange préalable gratuit de 15 minutes

Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Séances en cabinet ou en visio
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Pourquoi les aidants se retrouvent seuls

La solitude des aidants familiaux est paradoxale — ils ne sont jamais vraiment seuls, entourés de la personne qu’ils accompagnent, souvent de professionnels de santé, parfois d’une famille plus large. Et pourtant ils portent une charge que personne d’autre ne porte vraiment. La différence entre être entouré et être soutenu est au cœur de cette solitude-là.

Cette solitude vient d’abord de l’invisibilité de la charge. Ce que l’aidant fait n’est pas toujours visible — les décisions prises seul(é) à 3h du matin, la coordination médicale, la gestion des émotions du proche, le maintien d’une vie professionnelle en parallèle. Ce que le monde extérieur voit, c’est quelqu’un qui « s’occupe" de son parent — pas la réalité de ce que ça représente.

Il y a aussi une solitude liée à la culpabilité. L’aidant ne peut pas parler de sa propre souffrance sans avoir l’impression de détourner l’attention de la personne malade, ou de trahir un secret de famille, ou d’admettre qu’il/elle n’est pas à la hauteur. Cette impossibilité de nommer isole davantage. Pour le contexte : accompagner les autres et oublier qu’on souffre aussi.

Ce qui produit la solitude spécifique des aidants

  • La charge invisible — ce que personne ne voit parce que ça se fait en coulisses
  • L’impossibilité de se plaindre — « c’est mon parent, c’est normal"
  • La culpabilité de ressentir de l’épuisement, de la colère, ou du ressentiment
  • L’absence de relais dans la fratrie ou la famille élargie — souvent un seul aidant principal
  • La mise en veille de sa propre vie — projets, relations, santé personnelle
  • L’isolement progressif du réseau social — moins de disponibilité, moins d’énergie pour maintenir les liens

Les formes que prend cette solitude

La solitude des aidants prend des formes spécifiques liées au contexte de l’aide — parfois reconnues, souvent non.

La solitude des décisions

Choisir un établissement, accepter ou refuser un traitement, décider d’une hospitalisation, gérer les finances. Ces décisions se prennent souvent seul(é), sans vraie concertation, avec une responsabilité écrasante et sans possibilité de se tromper sereinement.

La colère impossible à exprimer

De la colère envers le proche malade, envers la fratrie absente, envers un système médical opaque — et l’impossibilité de la dire. Exprimer sa colère paraît intolérable dans ce contexte — ce qui oblige à la retourner contre soi ou à la compresser jusqu’à ce que quelque chose lâche.

Le deuil anticipé

Accompagner quelqu’un qui décline, c’est vivre un deuil par anticipation — perdre progressivement la personne qu’elle était, avant même sa mort. Ce deuil-là ne commence pas à la mort. Il commence quand la personne ne reconnaît plus, ou ne peut plus, ou ne sera plus jamais comme avant.

La mise en veille de soi

Propres besoins, santé, relations, projets — tout est mis en attente depuis des mois ou des années. La mise en veille progressive de soi-même produit une perte d’identité qui s’installe lentement. On ne sait plus ce qu’on aime, ce qu’on veut, qui on est en dehors du rôle d’aidant.

L’épuisement qui ne dit pas son nom

Une fatigue profonde, physique et psychique, que l’aidant minimise parce que « c’est normal" ou parce que la situation du proche ne laisse pas de place à sa propre souffrance. Cet épuisement non reconnu est la première étape vers le burn-out de l’aidant.

La solitude du « après"

Quand la situation prend fin — par la mort, l’entrée en établissement, ou une rémission — l’aidant se retrouve face à un vide immense. La vie s’était organisée autour de cette fonction. Quand elle disparaît, ce qui reste est souvent une solitude nouvelle, doublée d’une identité à reconstruire.

Prendre soin de soi sans trahir l’autre

La formule « prenez soin de vous pour mieux prendre soin des autres" est vraie — mais elle ne dit pas comment. Ce qui aide les aidants n’est pas toujours ce qu’on croit.

01

Nommer ce qu’on porte

La première chose qui aide les aidants est de nommer ce qu’ils portent — pas pour s’en plaindre, mais pour le rendre réel et visible. Un espace thérapeutique, un groupe d’aidants, une conversation avec quelqu’un qui peut entendre sans minimiser ni conseiller. Mettre des mots sur la charge la rend moins écrasante.

02

Autoriser la colère et l’épuisement

L’aidant qui ressent de la colère, du resentiment ou de l’épuisement n’est pas un mauvais aidant. Ces émotions sont les réponses normales à une situation anormalement exigeante. Les autoriser — dans un espace sécurisé — empêche qu’elles reviennent de façon déstructurée.

03

Garder un espace qui n’est pas l’aide

Même réduit, un espace personnel — une heure hebdomadaire, une activité, un rituel — maintient une identité en dehors du rôle d’aidant. Cet espace n’est pas un luxe. C’est ce qui permet de continuer à tenir dans la durée sans s’y perdre.

Ce qui se travaille pour l’aidant

L’hypnose éricksonienne peut accompagner plusieurs dimensions propres aux aidants — la culpabilité de ne pas en faire assez, la colère impossible à exprimer, le deuil anticipé qui se vit en silence, la reconstruction d’une identité au-delà du rôle. Ce travail est pour l’aidant lui-même — pas pour mieux prendre soin de l’autre, même si c’en est souvent l’effet.

La situation de l’après — quand la période d’aide prend fin — peut aussi nécessiter un accompagnement spécifique. L’identité d’aidant a structuré des années de vie. Sa disparition laisse un vide qui ne se comble pas spontanément. Pour le contexte : accompagner les autres en oubliant qu’on souffre, la relation soignant-patient et solitude après un deuil.

  • Nommer ce qu’on porte — le rendre visible dans un espace qui peut l’entendre
  • Autoriser la colère et l’épuisement — ils signalent une situation anormalement exigeante, pas une défaillance
  • Garder un espace personnel même réduit — maintenir une identité en dehors du rôle
  • Identifier et nommer le deuil anticipé — qui commence bien avant la perte
  • Demander un relais quand c’est possible — sans culpabilité
  • Travailler la reconstruction identitaire dans l’après — quand la période d’aide prend fin

Ce que disent les personnes accompagnées

Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio

Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant.

Prise de contact 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues