Lettre à quelqu’un qui a honte de consulter
Pour celles et ceux qui cherchent depuis un moment, qui ont l’onglet ouvert, qui referment la page avant d’appuyer sur « prendre rendez-vous". Cette lettre est à vous.
Ce que vous portez peut être dit ici — présentiel uniquement
Ce n’est pas grave de ne pas savoir par où commencer. La première séance n’est pas un engagement — c’est juste une heure, dans un espace sans jugement.
Vous qui lisez ceci depuis un moment —
Vous avez peut-être cherché pendant longtemps avant d’arriver ici. Plusieurs onglets ouverts, plusieurs sites visités, plusieurs fois la main sur le bouton — et puis non, pas ce soir, pas encore, pas pour ça. Ce n’est pas assez grave. Ce n’est pas urgent. D’autres ont de vrais problèmes.
Ces phrases — vous vous les êtes dites, et peut-être que quelqu’un d’autre vous les a dites aussi. Et elles ont réussi à vous convaincre, au moins temporairement, de refermer la page et de continuer comme avant.
Je voudrais vous dire quelque chose sur la honte de consulter.
La honte de chercher de l’aide est très courante — bien plus que ce qu’on imagine. La grande majorité des personnes qui finissent par consulter ont passé des mois, parfois des années, à reporter ce moment. Ce n’est pas de la lâcheté. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est la mécanique normale d’une culture qui valorise l’autonomie et le contrôle — et dans laquelle demander de l’aide reste, pour beaucoup, associé à quelque chose de difficult à nommer.
Ce que vous portez n’a peut-être pas de nom précis. Ce n’est peut-être pas une crise, pas une dépression caractérisée, pas un traumatisme identifiable. C’est peut-être juste quelque chose qui dure depuis trop longtemps — une fatigue que le repos ne règle pas, une pensée qui revient, un sentiment d’être passé à côté de quelque chose sans savoir quoi.
Ce n’est pas nécessaire d’avoir une raison précise. Ce n’est pas nécessaire d’être « assez mal". Ce n’est pas nécessaire d’avoir tout essayé avant. La première séance n’est pas un engagement de continuer. C’est juste une heure — où vous pouvez dire ce que vous portez, sans que quelqu’un vous dise quoi en penser.
Sur ce que vous allez trouver ici.
Pas d’injonction à « aller mieux" rapidement. Pas de jugement sur ce que vous ressentez ou n’avez pas pu ressentir. Pas de performance demandée — vous n’avez pas à arriver avec les bons mots ou la bonne formulation. Ce que vous avez à dire peut être flou, incomplet, contradictoire. C’est souvent ainsi que ça commence.
La séance se déroule en présentiel au cabinet à Baillargues. Ce que vous dites reste dans la pièce. Ce que vous traversez — quelle que soit sa forme — peut y être posé. Pour en savoir plus sur ce qui peut être travaillé : consulter sans le dire à son entourage et tout dire sans être jugé.
La honte de consulter dit une chose sur vous : que vous tenez à ce que les autres pensent, que vous vous êtes construit en portant les choses seul, que demander de l’aide n’a jamais été simple. Ce n’est pas un problème à régler avant de consulter. C’est quelque chose qu’on peut travailler à l’intérieur même du travail.
Vous n’avez pas à avoir tout compris, tout décidé, tout formulé. Vous avez juste à appuyer sur le bouton.
Ourida Revel — Hypnothérapeute, Baillargues
Pourquoi la honte de consulter est si courante — et ce qu’elle protège
La honte de consulter est particulièrement répandue chez les personnes qui ont l’habitude de gérer seules — celles qui ont toujours été le soutien des autres, celles à qui on n’a pas appris à demander, celles qui considèrent que ce qu’elles vivent n’est « pas assez grave". Elle touche aussi ceux qui ont peur de ce qu’ils pourraient trouver en fouillant.
Ce que la honte protège : l’image de soi, la maîtrise, le contrôle. Tant qu’on ne consulte pas, on n’a pas à se confronter à ce qu’on porte vraiment — ni à la possibilité que ça change quelque chose. Cette protection est compréhensible — et elle coûte cher sur la durée. Pour approfondir : consulter sans le dire à son entourage.
Ce que les gens se disent — et pourquoi c’est faux
- « Ce n’est pas assez grave" — la souffrance ne se hiérarchise pas
- « Je devrais m’en sortir seul" — demander de l’aide n’est pas un échec
- « Et si on me juge" — la séance est un espace sans jugement
- « Je ne sais pas quoi dire" — le flou est une manière valide de commencer
- « Et si ça n’aide pas" — la première séance n’est pas un engagement
- « Ce n’est pas le bon moment" — le bon moment ne viendra pas seul
Ce qu’on n’a pas besoin d’avoir avant de consulter — et ce qu’on peut apporter tel quel
La première séance n’a pas de prérequis. Ce qu’on pense souvent nécessaire — ne l’est pas.
Pas besoin d’avoir une raison précise
« Je ne sais pas exactement pourquoi je suis là" — c’est une manière valide de commencer. Beaucoup de personnes arrivent avec un sentiment diffus : quelque chose qui ne va pas, sans pouvoir le nommer clairement. Ce flou est une information — pas un obstacle.
Pas besoin d’être « assez mal"
La souffrance ne se mesure pas à la gravité objective de la situation. Ce qui dure depuis trop longtemps, ce qui épuise même à bas bruit, ce qui revient même quand « tout va bien" — c’est suffisant pour justifier une séance. Il n’y a pas de seuil à atteindre.
Pas besoin d’avoir tout essayé
La séance n’est pas une solution de dernier recours. On peut consulter en hypnothérapie sans avoir tout tenté avant, sans avoir épuisé toutes les autres pistes, sans avoir prouvé qu’on était « sérieux". C’est un espace, pas un examen.
Pas besoin des bons mots
Arriver sans savoir comment formuler ce qu’on ressent — c’est très courant. Le travail de la séance commence souvent précisément là : dans le fait de trouver les mots ensemble. Vous n’avez pas à avoir préparé un discours.
Pas besoin d’avoir décidé de continuer
La première séance n’engage à rien d’autre qu’elle-même. Voir comment ça se passe, voir si ça correspond — c’est une raison valide de venir. La décision de continuer appartient à vous, après, si vous le souhaitez.
Pas besoin que personne le sache
La séance est confidentielle. Ce que vous dites dans la pièce reste dans la pièce. Consulter sans en parler à son entourage — au conjoint, aux amis, à la famille — est tout à fait possible. Beaucoup le font. Ce n’est pas un manque de transparence — c’est un choix sur ce qui est partagé.
La première séance — concrètement
Pour celles et ceux qui voudraient savoir à quoi s’attendre — sans surprise, sans performance demandée.
Un espace de parole d’abord
La première séance commence toujours par un échange — ce que vous traversez, ce qui vous a amené à pousser la porte, ce que vous attendez ou ne savez pas encore attendre. Ce temps n’est pas chronométré. Il dure ce qu’il faut.
Un état de relaxation profonde — pas d’abdication
L’état hypnotique n’est pas une perte de contrôle. Vous restez conscient, présent, capable d’interrompre à tout moment. C’est un état de relaxation profonde — comme entre la veille et le sommeil — dans lequel certaines choses deviennent accessibles différemment.
Ce qui se passe après — à vous de décider
Après la séance, vous pouvez choisir de continuer ou non. Il n’y a pas de pression, pas de programme imposé, pas de nombre de séances fixé d’avance. Le rythme et la suite se décident ensemble — selon ce qui a été travaillé et ce qui reste à faire.
Ce que disent les personnes accompagnées
Pages associées
Retrouvez également la page de prise de rendez-vous et le parcours complet d’Ourida Revel.
La première séance — quand vous êtes prêt
Au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. En présentiel uniquement. Ce que vous portez peut y être dit — sans préparation, sans les bons mots, sans avoir à décider de continuer dès aujourd’hui.
