Se faire du mal pour ressentir quelque chose — en parler sans tabou
Un comportement qui fait honte — et qu’on ne comprend pas toujours soi-même. Ce qu’il dit, pourquoi il apparaît, et pourquoi en parler est la première étape.
Un accompagnement sans jugement — présentiel uniquement
L’hypnose peut travailler l’anesthesie émotionnelle et les croyances qui alimentent ce comportement — en complément d’un suivi médical ou psychologique.
Si vous vous faites du mal en ce moment ou si la pensée est très présente, parlez à quelqu’un maintenant. Le 3114 (numéro national de prévention du suicide) écoute — 24h/24, 7j/7 — pour les crises et les comportements auto-destructeurs.
Appeler le 3114Se faire du mal pour ressentir — ce que ce comportement dit
Se faire du mal pour ressentir quelque chose — pour percer un vide émotionnel, pour se prouver qu’on existe encore, pour interrompre une anesthesie qui devient insupportable — est l’un des comportements les plus tabous et les moins compris. La honte qu’il génère empêche d’en parler — ce qui le maintient dans l’ombre et le renforce. Il peut paraître irrationnel de l’extérieur. De l’intérieur, il a une logique — une logique de survie émotionnelle.
Ce que ce comportement dit : que quelque chose s’est coupé — l’accès aux émotions, le sentiment d’exister, la connexion à ce qui se passe à l’intérieur. Et que la douleur physique était devenue la seule fenêtre disponible pour y accéder. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est une réponse à quelque chose qui s’est passé. Pour approfondir : incapacité à ressentir et hypnose et trauma.
Cette page explore ce comportement — sans jugement — pour comprendre ce qu’il dit et pourquoi en parler à quelqu’un est la première étape.
Ce que ça peut chercher
- Percer le vide — sentir quelque chose quand il n’y a plus rien
- Interrompre une anesthesie émotionnelle devenue insupportable
- Se prouver qu’on existe encore — qu’on est là
- Externaliser une douleur interne qui ne trouve pas d’autre sortie
- Reprendre le contrôle sur quelque chose
- S’autopunir d’une culpabilité qu’on ne peut pas nommer autrement
Les mécanismes — pourquoi ce comportement apparaît
Ce comportement obéit à des mécanismes identifiables — qui permettent de comprendre sans juger.
L’anesthesie émotionnelle profonde
Après un trauma, un épuisement extrême ou une longue période de stress intense, le système nerveux peut couper l’accès aux émotions. Ce vide — qui protège mais isole — devient lui-même insupportable. La douleur physique peut être la seule chose qui traverse encore l’anesthesie.
La libération d’endogènes
La douleur physique déclenche une libération d’endogènes — les médiateurs naturels de la douleur qui produisent aussi un effet calmant et parfois un sentiment de souléagement. Ce soulagement physique réel — bref mais intense — peut être ce que le comportement recherche dans un état de détresse extrême.
La culpabilité qui ne trouve pas d’autre forme
Une culpabilité profonde — parfois non consciente — qui ne trouve pas d’autre forme d’expression. Se punir physiquement est une manière de répondre à une condamnation intérieure dont la source n’est souvent pas accessible au niveau conscient.
La reprise de contrôle
Dans un contexte où tout échappe — les événements, les émotions, les relations — se faire du mal peut être une manière de reprendre le contrôle sur quelque chose de concret et de prévisible. La douleur auto-infligée obéit à une intention — contrairement à tout le reste.
L’externalisation de la douleur interne
Une douleur psychologique intense — grief, honte, colere, détresse — qui ne trouve pas de sortie verbale ou relationnelle peut chercher à se concrétiser dans le corps. La blessure visible devient l’expression possible de ce qui ne peut pas être dit autrement.
La preuve de l’existence
Dans un état de dépersonnalisation ou de déconnexion sevère — quand on ne se sent plus vraiment là, plus vraiment réel — la douleur physique peut fonctionner comme une preuve d’existence. « Je ressens quelque chose — donc je suis encore là."
Briser le silence — pourquoi c’est la première étape
Le silence et la honte maintiennent ce comportement dans l’ombre — là où il ne peut pas être travaillé. En parler à quelqu’un est la première étape indispensable.
La honte amplifie
La honte de ce comportement — et l’isolement qu’elle impose — maintient le vide émotionnel et la détresse qui alimentent le comportement. Briser le silence — même auprès d’un seul interlocuteur de confiance — modifie déjà l’état émotionnel qui sous-tend le comportement.
Ce n’est pas un échec
Ce comportement est une réponse à quelque chose de réel — pas un défaut de caractère, pas un manque de volonté, pas une honte fondamentale. Le nommer à quelqu’un qui ne juge pas — médecin, psychologue, psychothérapeute — est le début d’un travail sur ce qu’il répond.
Des alternatives peuvent être trouvées
Ce que ce comportement cherche — percer le vide, externaliser la douleur, reprendre le contrôle — peut être trouvé par d’autres voies. Ce travail — qui ne s’improvise pas et nécessite un accompagnement — commence par nommer ce qui se passe à quelqu’un qui peut aider.
En complément du suivi spécialisé — ce qui peut changer
En complément d’un suivi médical ou psychologique, l’hypnose peut travailler l’anesthesie émotionnelle qui alimente le comportement — réouvrir progressivement l’accès aux émotions par d’autres voies que la douleur. Elle peut aussi travailler la culpabilité profonde, la déconnexion et le sentiment de ne plus exister — les causes plutôt que seulement le comportement.
Ce travail se fait toujours en coordination avec un suivi spécialisé — il ne remplace pas la prise en charge médicale ou psychologique qui reste la première étape. Pour approfondir : incapacité à ressentir, hypnose et trauma et être à côté de sa vie.
- Suivi médical ou psychologique — première étape indispensable
- L’anesthesie émotionnelle travaillée — autres voies d’accès
- La culpabilité profonde adressée — à sa source
- La déconnexion travaillée — présence rétablie
- Le sentiment d’exister par d’autres voies
- Les causes travaillées — plutôt que seulement le comportement
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
