Accompagner les autres et oublier qu’on souffre aussi
On est celui ou celle sur qui les autres s’appuient. On écoute, on soutient, on gère. Et quelque part dans ce rôle, on a arrêté de compter sa propre souffrance — parce qu’elle semblait toujours moins légitime que celle des autres.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Quand prendre soin des autres devient une façon de s’éviter
Il y a des personnes dont le rôle dans la vie — dans la famille, au travail, dans le cercle social — est d’être là pour les autres. On les appelle quand ça ne va pas. On compte sur elles pour gérer, pour consoler, pour trouver des solutions. Elles portent, et elles le font bien.
Ce que personne ne voit — parfois pas même elles — c’est que quelque part, cette disponibilité permanente pour les autres est aussi une façon de ne jamais avoir à se retourner vers soi-même. Tant qu’il y a quelqu’un à aider, on n’a pas à regarder ce qui se passe à l’intérieur.
Ce mécanisme n’est pas conscient. Ce n’est pas de la manipulation ni de la fausse générosité. C’est souvent une stratégie d’adaptation profondément installée — apprise tôt, peut-être nécessaire à un moment donné, mais qui coûte très cher à long terme.
Ce que ce rôle cache souvent
- Une difficulté ancienne à placer ses propres besoins au même niveau que ceux des autres
- La conviction que demander de l’aide serait un fardeau pour ceux qu’on aime
- Une peur du vide qui surgit quand on n’est plus en train d’aider quelqu’un
- Une souffrance propre qu’on n’a jamais vraiment regardée en face
- Le sentiment que sa propre douleur est moins légitime que celle des autres
Les signes que quelque chose se perd en chemin
Ces signes ne sont pas toujours visibles de l’extérieur. Pour l’entourage, tout semble fonctionner. C’est là souvent que le problème est le plus silencieux.
On ne sait plus quoi répondre à « et toi, ça va ?"
La question arrive et on ne sait pas quoi dire. Pas parce qu’on va bien, mais parce qu’on n’a pas l’habitude de se le demander à soi-même. On retourne la question, on parle des autres, on change de sujet.
La fatigue d’empathie
On a tant écouté, tant absorbé, qu’on n’a plus rien. La saturation arrive — on voudrait ne plus entendre les problèmes des autres, et en même temps on se sent coupable de ce vouloir. Cette culpabilité épuise plus encore.
La colère qui monte sans raison apparente
Des moments d’irritabilité intense, disproportionnée. Des petites choses qui déclenchent des réactions fortes. Cette colère est souvent la souffrance propre qui n’a pas trouvé d’autre voie de sortie.
Le malaise quand on est seul
Sans quelqu’un à aider, sans quelque chose à gérer, il y a un vide inconfortable. On remplit — les tâches, les écrans, l’agitation — pour ne pas rester seul avec soi-même.
La difficulté à recevoir
Quand quelqu’un propose de l’aide, on décline. Quand on reçoit un cadeau ou une attention, on est mal à l’aise. Recevoir implique d’être vu dans son besoin — et c’est quelque chose qu’on n’a pas appris à tolérer.
Ne pas oser se plaindre
« J’ai pas à me plaindre, d’autres ont des vrais problèmes". Cette phrase — ou une variation — arrive dès qu’on commence à nommer sa souffrance. Elle la minimise avant même qu’elle puisse être entendue.
La santé qu’on néglige
Les rendez-vous médicaux repoussés. La fatigue physique ignorée. Les signes du corps mis de côté « pour plus tard". Prendre soin de soi physiquement passe après tout le reste — et le reste est toujours présent.
L’épuisement caché
En surface, tout fonctionne. En dessous, on tient à la limite. Cet écart entre ce qu’on montre et ce qu’on vit crée une tension supplémentaire — celle de devoir maintenir la façade de quelqu’un qui va bien.
Pourquoi la souffrance propre ne se voit pas
Ce n’est pas par manque d’intelligence ou de conscience de soi. C’est parce que ce mécanisme a des racines profondes et des récompenses réelles — jusqu’à ce qu’il ne soit plus tenable.
Une identité construite sur le soin
Quand on a appris très tôt que sa valeur était liée à son utilité pour les autres, prendre soin d’eux devient identitaire. Ne pas aider — ou être dans le besoin — menace cette identité. Le rôle de soignant est une armure autant qu’une vocation.
La souffrance propre délégitimée
On a souvent appris que sa propre douleur était moins importante. Peut-être dans une famille où il fallait être fort. Peut-être en étant témoin de la souffrance d’un parent. Cette équation — ma douleur vaut moins — n’est pas consciente. Elle s’est installée progressivement.
L’épuisement comme signal
L’épuisement — physique, émotionnel, relationnel — est souvent le premier signal que le système ne tient plus. Il arrive avant la prise de conscience. Il force l’arrêt quand rien d’autre n’a marché. Ce n’est pas un échec — c’est une information.
Quand on commence à se compter aussi
Le changement commence rarement par une décision. Il commence par un moment où on ne peut plus faire semblant — un épuisement trop lourd, une colère trop forte, une solitude trop fréquente. Ce moment, même quand il est douloureux, est souvent le premier endroit où quelque chose peut vraiment bouger.
Ce qui aide à ce niveau n’est pas d’apprendre à « mieux prendre soin de soi" au sens des conseils habituels. C’est de comprendre pourquoi on ne le fait pas. Quelle histoire, quelle croyance, quelle peur est derrière cette équation qui dit que les autres comptent plus. C’est ce travail-là qui change vraiment quelque chose à long terme.
Si vous lisez cette page en vous reconnaissant — vous avez le droit d’être accompagné(e) vous aussi. Pas seulement quand vous aidez les autres. Pour vous-même.
- Nommer sa propre souffrance sans la comparer à celle des autres
- Apprendre à recevoir sans malàise
- Comprendre ce qui nourrit le besoin d’aider en permanence
- Distinguer la générosité choisie de l’obligation ressentie
- Trouver ce qu’on évite quand on s’occupe des autres
- Exister dans une relation sans en être l’aidant systématique
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.
