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Automutilation chez l’adolescent — que faire ? | Ourida Revel
Adolescents — Baillargues

Automutilation chez l’adolescent : comprendre et agir

Découvrir que votre adolescent s’automutile est un choc. Les premières réactions comptent — autant que les démarches qui suivent. Cette page donne des repères concrets pour les parents et les proches.

Cabinet à Baillargues

Urgence : numéro 3114

3114 — Prévention suicide, 24h/24
Cabinet Ourida Revel : 06 30 23 73 34
7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
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Danger immédiat

Si votre adolescent est en danger immédiat

Si les blessures sont graves, si votre adolescent exprime des idées suicidaires ou si vous êtes dans l’incertitude sur la gravité de la situation — ne restez pas seul. Ces numéros sont disponibles immédiatement.

3114
Numéro national de prévention du suicide Disponible 24h/24, 7j/7 — pour les personnes en souffrance et pour les proches inquiets. Des professionnels de santé formés répondent.
15
SAMU Si la situation médicale est urgente et nécessite une intervention immédiate.
119
Enfance en danger Pour les situations où la sécurité d’un mineur est menacée. Gratuit, disponible 24h/24.

Ce que l’automutilation signifie chez un adolescent

L’automutilation chez l’adolescent est presque toujours un signal — pas un choix délibéré de se faire du mal, mais une tentative maladroite de gérer une douleur émotionnelle qui dépasse les ressources disponibles. Elle dit quelque chose que l’adolescent ne sait pas encore mettre en mots autrement.

Elle est rarement liée à une intention suicidaire directe — mais elle ne doit jamais être ignorée ni minimisée. Elle indique une souffrance réelle qui demande une évaluation et un accompagnement professionnels.

Pour le parent qui découvre cela, le choc est profond. La culpabilité arrive souvent immédiatement — « comment n’ai-je pas vu ?", « qu’est-ce que j’ai fait de mal ?". Ces questions sont compréhensibles. Elles ne doivent pas empêcher d’agir.

Ce que l’automutilation n’est généralement pas

  • Une tentative de manipulation ou de chantage affectif — même si elle peut avoir cet effet
  • Un comportement intentionnellement caché par malveillance — la honte joue un rôle majeur dans le secret
  • Un signe que les parents ont échoué — même si la découverte provoque cette impression
  • Une mode ou une imitation sans souffrance réelle sous-jacente
  • Quelque chose qui peut être réglé simplement en demandant à l’adolescent d’arrêter

Ce qui aide — et ce qui aggrave

La première réaction du parent conditionne souvent la suite. Elle détermine si l’adolescent osera parler — ou s’il fermera encore davantage.

Ce qui aide

  • Rester calme extérieurement, même si on est bouleversé — la réaction du parent est déterminante
  • Dire « je suis là, tu peux me parler" plutôt que d’exiger des explications immédiates
  • Écouter sans interrompre ni corriger — laisser l’adolescent trouver ses mots
  • Prendre soin des blessures physiques sans dramatiser le geste
  • Consulter un médecin ou un pédopsychiatre rapidement — même si l’adolescent résiste
  • Se faire accompagner soi-même — cette découverte est traumatisante pour le parent aussi

À éviter

  • Crier, pleurer intensément ou exprimer une détresse qui ferait porter à l’adolescent la responsabilité de votre état
  • Minimiser (« c’est une bêtise, arrête ça") ou dramatiser excessivement
  • Punir ou retirer des privilèges en réponse directe à l’automutilation
  • Promettre de garder le secret si cela empêche une prise en charge médicale
  • Forcer une confession détaillée immédiate avant que la confiance soit établie
  • Gérer seul sans aide professionnelle — la situation dépasse ce que l’entourage peut résoudre

Qui consulter et dans quel ordre

L’automutilation demande une évaluation médicale et psychologique. Voici les interlocuteurs à solliciter, dans un ordre qui tient compte de la situation.

01

Médecin généraliste ou pédiatre

Premier interlocuteur à solliciter. Il évalue la situation, prend en charge les blessures éventuelles et oriente vers les spécialistes adaptés — pédopsychiatre, CMP (Centre Médico-Psychologique), ou urgences si nécessaire.

02

Pédopsychiatre ou psychologue clinicien

L’évaluation spécialisée permet de comprendre ce qui se passe et de déterminer les soins nécessaires. Le CMP de secteur est accessible sans délai excessif et souvent gratuit. Le médecin traitant peut orienter directement.

03

Accompagnement complémentaire

En complément du suivi médical — jamais en substitution — un accompagnement hypnothérapeutique peut soutenir l’adolescent dans le travail sur la gestion des émotions, l’estime de soi et les ressources intérieures. Cela se fait toujours en lien avec le suivi médical en place.

04

Accompagnement parental

Les parents ont besoin d’un espace eux aussi — pour traverser le choc, comprendre ce qui se passe et apprendre à maintenir une relation de confiance avec leur adolescent sans se mettre en danger eux-mêmes.

Ce que l’hypnose peut faire en complément

L’hypnose n’est pas un traitement de l’automutilation. Elle intervient en complément d’un suivi médical et psychologique adapté, jamais à la place. Cette précision est fondamentale.

Dans ce cadre complémentaire, l’hypnose éricksonienne peut aider l’adolescent à accéder à ses propres ressources — à découvrir d’autres manières de traverser les états émotionnels intenses, à renforcer l’estime de soi, à travailler sur ce qui alimente la souffrance sous-jacente.

Elle peut aussi soutenir les parents — dans la gestion de leur propre état face à la situation, dans la relation avec leur adolescent, dans la réduction de la culpabilité qui les paralyse souvent.

La première séance avec un adolescent inclut toujours un échange préalable avec les parents. Aucun accompagnement ne commence sans ce contexte.

  • Aider l’adolescent à identifier et traverser les états émotionnels difficiles sans passer par le geste
  • Travailler sur l’estime de soi et la relation au corps
  • Renforcer les ressources intérieures disponibles — en complément du travail thérapeutique médical
  • Soutenir les parents dans la relation avec leur adolescent
  • Travailler sur la culpabilité parentale qui peut alourdir la situation familiale
  • Créer un espace tiers sûr où l’adolescent peut s’exprimer autrement

Ce que disent les familles accompagnées

Un accompagnement à Baillargues pour l’adolescent et la famille

Le cabinet reçoit les adolescents dès 12 ans, en présence des parents pour le premier échange. L’accompagnement se fait toujours en complément d’un suivi médical et psychologique existant ou en cours de mise en place.

Prise de contact 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues