Avocats : la pression de la performance et le silence imposé
Dans la profession d’avocat, la souffrance ne se dit pas. L’image de compétence, de maîtrise, de solidité ne laisse aucune place à la vulnérabilité. Et pourtant elle est là — souvent depuis longtemps, souvent très lourde.
Un espace confidentiel, en dehors du milieu professionnel
Un échange préalable de 15 minutes permet de faire le point sur votre situation avant toute première séance.
Une profession où la souffrance ne se dit pas
La profession d’avocat est structurée autour d’une injonction fondamentale : être compétent, présent, solide. Pour le client, pour le dossier, pour le cabinet. La vulnérabilité personnelle — la fatigue, le doute, la détresse — n’a pas de place définie dans ce cadre.
Ce silence n’est pas seulement imposé de l’extérieur. Il est intériorisé. Beaucoup d’avocats ont appris à ne pas se plaindre — parce que la plainte est vécue comme une faiblesse, parce que les collègues sont aussi sous pression, parce que les clients ne doivent pas voir. Ce silence devient une deuxième peau.
Le résultat est une souffrance souvent longtemps tenue, qui se manifeste autrement — dans le corps, dans les relations, dans la relation au travail lui-même. Et qui, quand elle arrive à consultation, a souvent été supportée des années de trop.
Ce que le silence coûte
- La souffrance s’accumule sans être traitée — jusqu’à ce que le corps ou les relations rompent
- L’isolement s’aggrave à mesure que l’image à maintenir grandit
- La demande d’aide arrive tard — souvent en situation de crise plutôt que de prévention
- La honte de souffrir s’ajoute à la souffrance elle-même
- Le travail devient le seul espace où on se sent compétent — ce qui crée une dépendance à la performance
Les formes que prend la souffrance dans la profession
Elle ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine. Elle se glisse dans des endroits où on ne l’attendait pas.
L’hypervigilance permanente
Chaque détail compte. Chaque mot, chaque délai, chaque décision peut avoir des conséquences pour le client. Cette vigilance nécessaire dans le travail déborde hors du cabinet — le soir, le week-end, en vacances. Il n’y a plus d’interrupteur.
La charge de la souffrance des clients
On absorbe des situations humainement très lourdes — divorces, détentions, ruines, conflits familiaux. Sans espace pour déposer ce poids. La fatigue compassionnelle s’installe progressivement, sans qu’on la nomme toujours ainsi.
Le doute que les autres ne montrent pas
On a l’impression que les collègues gèrent mieux. Qu’ils ne doutent pas comme on doute. Qu’ils ne se sentent pas dépassés comme on se sent dépassé. Ce doute sur soi-même s’épaissit dans le silence.
L’identité absorbée par la fonction
On n’est plus tout à fait soi-même — on est avocat. La fonction a pris toute la place. Ce que l’on était avant, ce qu’on voudrait être, ce qu’on ressent indépendamment du dossier en cours — tout cela s’est effondré derrière le rôle.
La difficulté à déléguer et à lâcher
Si ça n’est pas parfait, les conséquences sont réelles. La perfectionnisme se justifie — et pourtant il épuise, isole, rend impossible toute forme de lâcher prise même légitime.
La peur de la faute professionnelle
Pas toujours fondée sur un risque réel — parfois installée comme une anxiété généralisée qui se fixe sur le travail. La peur de rater, d’oublier, de mal faire — en permanence, même quand tout se passe bien.
L’alcool ou d’autres compensations
Les stratégies pour tenir — le verre le soir, les somnifères, les week-ends qui ne récupèrent pas. Elles fonctionnent à court terme. Elles ne traitent pas ce qui est là.
L’isolement dans le cabinet même
Même entouré de collaborateurs, d’associés, de clients — la solitude de la décision, de la responsabilité, du secret professionnel. Certaines choses ne se partagent pas. Et elles s’accumulent.
Pourquoi cette profession rend difficile de demander
La demande d’aide est structurellement compliquée dans la profession d’avocat — pour des raisons qui tiennent autant à la culture professionnelle qu’à l’identité construite autour de la maîtrise.
Demander de l’aide contredit le rôle
L’avocat est celui qui aide — pas celui qui a besoin d’être aidé. L’inversion des rôles crée une dissonance difficile à traverser. Consulter, c’est admettre quelque chose que la fonction nie.
La confidentialité comme prison
On est formé au secret. On est habitué à ne pas divulguer. Cette compétence professionnelle se retourne parfois contre soi — on ne parle pas de ce qu’on vit avec la même discipline qu’on garde le secret de ses clients.
La peur du jugement du milieu
Le barreau est un petit monde. Être vulnérable dans un espace qui valorise la solidité paraît risqué. Cette peur — souvent exagérée mais réelle — maintient le silence et retarde la démarche.
Un espace en dehors du milieu
Ce que beaucoup d’avocats cherchent quand ils consultent, c’est un espace qui n’appartient pas au milieu professionnel. Un lieu où on peut cesser d’être avocat pour être simplement une personne — avec ce que cette personne porte.
L’hypnose éricksonienne crée précisément cet espace. Elle ne demande pas de performance. Elle ne juge pas la compétence. Elle travaille avec ce qui est là — la fatigue, le doute, l’identité écrasée par la fonction — et cherche à recréer de la distance entre soi et le rôle.
Les séances peuvent aussi se tenir en visioconférence — ce qui élimine la contrainte géographique et permet une plus grande discrétion pour ceux qui tiennent à ne pas être vus consulter.
La discrétion est totale. Les séances en visio sont possibles depuis n’importe où — y compris depuis son propre cabinet entre deux rendez-vous.
- Reduire l’hypervigilance et le niveau d’activation physique de base
- Travailler sur l’identité — retrouver ce qui existe en dehors de la fonction
- Libérer la pression accumulée sans que cela compromette la capacité à travailler
- Traiter la fatigue compassionnelle liée à la charge des dossiers humains
- Travailler sur la peur de la faute et l’anxiété de performance
- Retrouver une capacité à déconnecter — sans que la culpabilité suive immédiatement
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement à Baillargues — ou en visio, discrètement
Les séances en visioconférence permettent une totale discrétion — depuis votre cabinet, votre domicile, ou partout ailleurs. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant.
