Ce qu’on ne dit pas à son médecin — et pourquoi
Dans chaque consultation, il y a ce qu’on dit — et ce qu’on garde. Des symptômes minimisés, des peurs non formulées, des informations tues. Ce que ce silence dit — et ce qui peut changer.
Travailler la relation aux soins — présentiel uniquement
L’hypnose peut travailler ce qui rend le dire difficile — la honte, la peur du jugement, la minimisation — en complément du suivi médical.
Ce qu’on ne dit pas — et ce que ça coûte au soin
Dans chaque consultation médicale, une partie de ce qui se passe pour le patient ne se dit pas. Des symptômes minimisés — « ce n’est pas si grave". Des peurs non formulées — « et si c’était grave". Des comportements tus — l’alcool, les automutilations, l’arrêt du traitement. Des émotions non mentionnées — la détresse, la peur, l’anxiété sevère. Ce silence — fréquent, universel — n’est pas de la mauvaise foi. Il est la trace de la relation que chacun a construit avec le monde médical — et avec ce que demander de l’aide signifie.
Ce silence a des conséquences directes sur la qualité du soin. Un médecin ne peut travailler qu’avec ce qu’on lui donne. Ce qu’on retient — par honte, par peur, par habitude — est autant d’information manquante dans l’évaluation. Pour approfondir : arrêt de traitement non dit et obstacles à consulter.
Cette page explore ce qu’on tait — et les raisons psychologiques précises qui rendent certaines informations impossibles à dire.
Ce qu’on tait le plus souvent
- Les symptômes minimisés — « c’est rien, je gère"
- Les comportements honteux — alcool, auto-médication, conduite à risque
- L’arrêt du traitement prescrit
- L’état psychologique réel — détresse, idées noires légères
- Les peurs associées au diagnostic ou aux résultats
- Les questions qu’on n’a pas posées faute de temps ou de courage
Les raisons du silence médical — ce qui empêche de dire
Le silence médical n’est pas aléatoire — il obéit à des mécanismes identifiables.
La honte associée à ce qu’on tait
Certains symptômes ou comportements portent une charge de honte — l’alcool, les automutilations, les pensées intrusives, l’arrêt du traitement, la détresse psychologique. Les dire à un médecin, c’est les rendre réels, les exposer à quelqu’un qui va les écrire, les nommer. La honte rend cet acte impossible pour beaucoup.
La peur du jugement médical
L’anticipation d’une réaction négative — être repris, déçu, jugé irresponsable, mal vu. Cette anticipation — souvent incorrecte — est suffisamment intense pour que le silence soit préférable à la réaction crainte. La consultation devient une performance — montrer qu’on va mieux qu’on ne va.
La minimisation automatique
« Ce n’est pas si grave" — « d’autres sont dans une situation bien pire" — « je ne veux pas prendre de la place". Cette minimisation — souvent automatique, encodée depuis longtemps — filtre ce qui est digne d’être dit à un professionnel de santé et ce qui ne l’est pas. Ce qui passe à la trappe est souvent ce qui serait le plus utile.
La peur du diagnostic
Ne pas mentionner un symptôme inquiétant — parce que le nommer risquerait de déclencher une investigation, un diagnostic, une réalité qu’on n’est pas prêt à affronter. Ne pas dire — c’est maintenir l’incertitude qui protège de la certitude redoutée.
La contrainte de temps perçue
« Le médecin n’a pas le temps pour ça." Cette perception — exacte ou non — conduit à s’autocensurer avant même d’avoir essayé de dire. La consultation est réduite à ce qui semble « légitime" de prendre du temps médical — et l’essentiel est parfois laissé pour une prochaine fois qui n’arrive pas.
La relation médicale comme autorité
Une relation au médecin marquée par la verticalité — où le patient se met en position de ne pas savoir, de ne pas décider, de ne pas remettre en question. Dans cette relation, exprimer une peur, une réticence ou un désaccord semble difficile — on attend qu’on lui dise quoi faire.
Ce que le silence coûte au soin — concrètement
Le silence médical a des conséquences directes sur la qualité du soin — que le patient subit sans toujours faire le lien.
Des traitements inadéquats
Un médecin qui ne sait pas qu’un traitement a été arrêté, qu’un symptôme a été minimisé, qu’une détresse psychologique est présente — prend des décisions à partir d’une image incomplète. Le traitement proposé peut être inadapté à la réalité de ce que vit la personne.
La distance de la relation médicale
Plus le silence est important, plus la relation médicale se fonde sur une fiction — le patient que le médecin croit soigner n’est pas celui qui est vraiment là. Cette distance — souvent ressentie des deux côtés — rend les consultations de plus en plus éprouvantes et de moins en moins utiles.
L’accumulation et l’évitement
Plus on n’a pas dit à un médecin, plus le prochain rendez-vous est chargé — de tout ce qu’il faudrait expliquer, de la honte d’avoir tu. Cette accumulation conduit souvent à repousser les consultations — ce qui éloigne encore du soin.
Rendre le dire possible — ce qui change
En complément du suivi médical, l’hypnose peut travailler ce qui rend le dire difficile — la honte associée aux symptômes ou comportements tus, la peur du jugement médical, la minimisation automatique, la relation à l’autorité médicale qui empêche d’exprimer une peur ou un désaccord. Elle peut travailler ces éléments depuis leurs couches profondes — sans que la personne ait à les « surmonter" seule avant la prochaine consultation.
Ce qui change progressivement : la consultation médicale devient moins éprouvante. Dire ce qu’on avait tu devient plus accessible. Et le soin peut s’appuyer sur une image plus juste de ce qui se passe vraiment. Pour approfondir : arrêt de traitement non dit et obstacles à consulter.
- La honte des symptômes tus travaillée — le dire moins chargé
- La peur du jugement médical réduite
- La minimisation automatique allégée
- La peur du diagnostic adressée — l’incertitude moins écrasante
- La relation médicale plus horizontale — le patient acteur du soin
- Les consultations moins éprouvantes — et plus utiles
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
