Réserver en ligne
C’est ma faute si j’en suis là — la culpabilité qui empêche d’avancer | Ourida Revel
Culpabilité — Baillargues

C’est ma faute si j’en suis là : la culpabilité qui empêche d’avancer

La culpabilité devrait servir à réparer. Quand elle devient chronique — quand elle colle à tout, revient sans raison, s’applique à des choses sur lesquelles on n’avait aucune prise — elle ne répare plus rien. Elle paralyse.

Cabinet à Baillargues

Un échange préalable gratuit de 15 minutes

Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Séances en cabinet ou en visio
Réserver en ligne

La culpabilité utile et celle qui dévore

Il existe une culpabilité saine. Celle qui survient quand on a fait quelque chose qui va à l’encontre de ses valeurs — blessé quelqu’un, manqué à un engagement, agi de manière contraire à ce qu’on voulait. Cette culpabilité-là a une fonction : elle signale un écart et pousse à réparer. Quand on a réparé, elle passe.

Puis il y a l’autre culpabilité. Celle qui ne passe pas. Celle qui s’applique à tout — à des situations sur lesquelles on n’avait aucune prise, à des événements qui remontent à des années, à des besoins légitimes qu’on a simplement exprimés. Celle qui dit « c’est ma faute" par réflexe, avant même d’avoir analysé quoi que ce soit.

Cette culpabilité-là n’aide pas à réparer. Elle consomme de l’énergie, maintient dans un état de dette permanente envers soi-même et envers les autres, et empêche d’avancer — parce qu’on ne se sent pas le droit d’aller mieux avant d’avoir « payé".

Culpabilité utile vs culpabilité chronique

  • Utile : proportionnée à l’acte, passe après réparation, pousse à agir
  • Chronique : disproportionnée, permanente, s’applique même sans acte réel
  • Utile : concerne quelque chose qu’on a fait
  • Chronique : concerne ce qu’on est — une impression d’être fondamentalement en tort
  • Utile : appelle à la réparation
  • Chronique : appelle à la punition — de soi-même, indéfiniment

Comment la culpabilité chronique s’installe dans le quotidien

Elle ne reste pas dans la tête. Elle organise les décisions, les relations, la manière dont on occupe la place dans le monde.

S’excuser de tout

On s’excuse d’exister, de prendre de la place, de déranger. « Désolé(e)" devient un tic de langage qui ne correspond plus à une faute réelle — mais à un positionnement permanent de dette.

Ne pas pouvoir se reposer

Se reposer, prendre du temps pour soi, ne rien faire — tout cela déclenche une culpabilité immédiate. Comme si le repos n’était pas mérité avant d’avoir tout donné. Ce moment ne vient jamais.

Assumer les problèmes des autres

Quand quelqu’un souffre autour de soi, la réflexe est de chercher en quoi on en est responsable. Même quand la situation ne nous concerne pas. Meme quand personne ne nous en tient rigueur.

La dette invisible

On a l’impression de devoir quelque chose à tout le monde — aux parents, aux amis, à la société. Pas pour un acte précis. Pour quelque chose de plus vague : le fait d’être là, d’avoir des besoins, de ne pas être parfait.

La rumination sans fin

On rejoue une scène passée en boucle. Ce qu’on aurait dû dire, faire autrement, éviter. La rumination ne cherche pas de solution — elle cherche à se punir une fois de plus de quelque chose qui ne peut plus être changé.

Poser des limites impossible

Dire non déclenche une vague de culpabilité immédiate — même quand la demande était excessive, même quand on avait le droit. La culpabilité surveille les frontières et punit quand on ose en poser une.

Ne pas se permettre d’aller mieux

Aller mieux semble injuste — pour ceux qui souffrent encore, pour ceux qu’on a déçus, pour la situation qui n’est pas encore réglée. La culpabilité maintient dans un état de souffrance comme s’il était dû à quelqu’un.

La culpabilité d’avoir été victime

Quelque chose de difficile s’est passé — et au lieu de reconnaître la blessure, on cherche en quoi on l’a provoqué, mérité, laissé faire. Cette forme de culpabilité est l’une des plus destructrices parce qu’elle inverse la réalité.

D’où vient cette culpabilité sans objet

La culpabilité chronique n’arrive pas de nulle part. Elle a une histoire — souvent installée tôt, dans des contextes où se sentir coupable avait une fonction précise.

01

L’enfant rendu responsable de l’état des autres

Dans certains contextes familiaux, l’enfant apprend très tôt qu’il est responsable de l’humeur, du bonheur ou de la souffrance d’un parent. Ce n’est pas dit explicitement — c’est enseigné par l’atmosphère, les silences, les reproches implicites.

02

La culpabilité comme outil de contrôle

Certains entourages — familiaux, religieux, sociaux — utilisent la culpabilité comme levier de contrôle. L’intégration de ce levier fait que la culpabilité se déclenche seule, à l’intérieur, sans que personne n’ait besoin de l’activer.

03

La culpabilité comme protection

Se sentir coupable peut être une manière de garder un sentiment de contrôle sur des événements douloureux. « Si c’est ma faute, alors j’aurais pu l’éviter — et je peux éviter que ça recommence." C’est une logique de survie, pas un aveu de responsabilité.

04

La punition comme équilibre

Pour certaines personnes, souffrir est la condition pour avoir le droit d’exister ou d’aller mieux. La culpabilité fonctionne alors comme une punition auto-administrée — un tribut payé avant de se permettre d’avancér.

Se libérer de la dette permanente

Travailler sur la culpabilité chronique ne consiste pas à se convaincre qu’on n’a rien fait de mal. Il peut y avoir des choses réelles à intégrer — des actes, des manquements, des blessures causées. Mais le travail est de séparer ce qui relève d’une réalité à traiter de ce qui relève d’un mécanisme automatique qui s’est décollé de toute réalité.

L’hypnose éricksonienne peut travailler sur les couches profondes où la culpabilité est installée — les croyances sur ce qu’on doit aux autres, sur le droit d’exister et d’avoir des besoins, sur la relation entre souffrance et mérite. Elle peut aussi travailler sur des événements spécifiques qui ont laissé une culpabilité enkystée — même quand la réalite des faits ne justifie pas cette culpabilité.

Se libérer de la culpabilité chronique n’est pas devenir irresponsable. C’est retrouver la capacité de distinguer ce qui est de sa responsabilité réelle — et ce qui ne l’est pas.

  • Distinguer culpabilité utile et culpabilité chronique dans sa propre expérience
  • Identifier ce à quoi la culpabilité répond concrètement
  • Travailler sur les croyances installées tôt autour de la responsabilité et du droit d’exister
  • Intégrer les événements passés sans les porter indéfiniment
  • Retrouver la capacité de se reposer, de prendre du temps, de poser des limites
  • Cesser de se punir comme condition pour se permettre d’avancer

Ce que disent les personnes accompagnées

Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio

Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.

Prise de contact 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues