Décembre — survivre aux fêtes quand on n’a pas envie de faire semblant
Décembre impose la joie collective. Pour ceux qui traversent une souffrance — deuil, dépression, solitude, rupture, épuisement — le décalage entre ce qu’on ressent et ce qu’on est censé ressentir est épuisant. Ce guide est pour ceux qui ne peuvent pas faire semblant — et qui n’ont pas à le faire.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Pourquoi décembre est le mois du décalage
Décembre est le seul mois où la joie est une obligation collective. Partout — dans les rues, les magasins, les conversations, les réseaux — un même message : c’est Noël, on est censés être heureux. Pour ceux qui traversent une souffrance réelle, ce contexte ne les protège pas — il ajoute une couche. Le décalage entre ce qu’on ressent et ce qu’on est censé ressentir produit une honte supplémentaire. Et la honte isole encore plus.
Faire semblant est épuisant. Sourire pendant le repas de famille quand on porte un deuil. Jouer l’enthousiasme pour les cadeaux quand on est déprimé. Prétendre que tout va bien quand on est au bout de l’année et qu’on n’a plus rien. Cette performance — parce que c’est une performance — consomme exactement les ressources qu’on n’a plus. Et le lendemain, on est encore plus vidé(e) qu’avant.
Ce guide ne propose pas de « retrouver la magie de Noël". Il propose de traverser décembre sans se mentir — et sans avoir à mentir aux autres plus que nécessaire. Pour le contexte : les fêtes de fin d’année et l’anxiété et deuil pendant les fêtes.
Ce que « faire semblant" coûte vraiment
- L’énergie dépensée à simuler l’enthousiasme est l’énergie qui manque pour traverser
- La honte de ne pas être à la hauteur de la fête s’ajoute à la souffrance déjà là
- L’impossibilité d’être vrai(e) isole encore plus que la souffrance elle-même
- Faire semblant empêche de recevoir l’aide que l’entourage pourrait donner s’il savait
- Le lendemain des fêtes — l’effondrement après la performance — est souvent le moment le plus difficile
Ceux pour qui décembre est vraiment dur
Décembre ne touche pas tout le monde de la même façon. Ces situations rendent la période particulièrement éprouvante.
Ceux qui portent un deuil récent
Le premier Noël sans quelqu’un. La chaise vide à la table, les traditions qui rappellent l’absent(e), la famille qui ne sait pas comment parler de la personne disparue. Décembre est un marqueur de temps — il rend les absences visibles avec une précision cruelle.
Ceux qui sont en dépression
L’anhédonie — l’incapacité à ressentir du plaisir — est particulièrement cruelle en décembre. Les autres s’enthousiasment, les enfants sont joyeux, et on ne ressent rien. Ou pire, on ressent surtout la honte de ne rien ressentir.
Ceux qui sortent d’une rupture
Premier Noël seul(e) après une relation. Les plans de fêtes qui étaient prévus ensemble. La famille qui demande des nouvelles. La joie de l’autre qui continue sur les réseaux. Décembre accentue ce qui manque avec une précision qui fait mal.
Ceux qui sont en épuisement profond
Burn-out, épuisement parental, fin d’une année écrasante. Les fêtes arrivent au moment où on n’a plus rien — et elles demandent de l’énergie, de la présence, de l’enthousiasme. Ce que précisément on n’a plus.
Ceux dont les relations familiales sont complexes
Décembre force la proximité avec des personnes avec qui les relations sont tendues, non résolues, ou douloureuses. On doit sourire, passer du temps, être présent(e) — avec des gens dont la présence est elle-même une source de souffrance.
Ceux qui sont seuls sans l’avoir choisi
Décembre sans famille proche, sans couple, sans groupe de référence. La joie collective partout à l’extérieur, le silence à l’intérieur. La solitude de décembre n’est pas la même que la solitude d’un mardi de février.
Traverser décembre — sans faire semblant plus que nécessaire
Pas de prescription de joie. Des pistes concrètes pour traverser le mois avec moins d’épuisement et plus d’honnêteté.
Définir le minimum viable
Quels engagements de décembre sont négociables ? Quels repàs sont essentiels, quels peuvent être raccourcis ou évités ? Définir en amont le minimum viable — ce qu’on fait vraiment, ce qu’on décline — réduit l’exposition à la performance festive sans rupture totale qui crée d’autres problèmes.
Dire à une personne ce qu’on vit vraiment
Pas à tout le monde — à une personne. « Ce décembre est difficile pour moi. Je vais être présent(e) mais pas à l’état dans lequel vous m’attendez peut-être." Cette transparence minimale réduit la pression de la performance et peut recevoir un soutien inattendu.
Prévoir de l’espace pour soi
Des moments prévus en amont où on a le droit d’être seul(e), de ne pas performer, de ressentir ce qu’on ressent. Ces moments sont de la récupération — pas de l’échec festif. Ils rendent le reste plus tenable.
Ce qui se travaille quand les fêtes sont passées
Décembre finit. Ce qui était là avant les fêtes sera encore là en janvier. Le deuil, la dépression, la solitude chronique, l’épuisement — ces réalités ne disparaissent pas avec le passage au premier de l’an. Janvier est souvent le meilleur moment pour commencer un accompagnement — les fêtes sont passées, les ressources sont un peu moins basses qu’en décembre, et ce qu’il reste à traverser est plus clair.
L’hypnose éricksonienne peut accompagner ce qui était amplifié par décembre — le deuil, la solitude, l’identité à reconstruire, les vulnérabilités réactivées. Ce travail-là n’a pas à attendre que la souffrance soit insupportable. Si des pensées sombres sont présentes pendant les fêtes, le 3114 est disponible 24h/24. Pour approfondir : les fêtes et l’anxiété, fatigue de fin d’année et solitude et dépression.
- Définir le minimum viable en amont — ce qu’on fait vraiment, ce qu’on décline
- Dire à une personne ce qu’on vit — pas à tout le monde, à une
- Prévoir de l’espace pour soi — des moments où on n’a pas à performer
- Ne pas se juger pour ne pas ressentir la joie collective — le décalage n’est pas un échec
- Identifier ce qui sera encore là en janvier — et envisager un accompagnement
- Si les pensées deviennent sombres — le 3114 est disponible maintenant, pas après les fêtes
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant.
