Est-ce que je vais perdre le contrôle pendant la séance ?
La peur de perdre le contrôle en séance est l’une des plus fréquentes — et l’une des plus mal comprises. Ce que « perdre le contrôle" signifie vraiment, ce qui se passe réellement — et ce que cette peur révèle souvent.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour poser cette question — et toutes celles qui empêchent de franchir le pas — avant de réserver une première séance.
Ce que « perdre le contrôle" ne signifie pas en hypnose
La peur de perdre le contrôle pendant une séance suppose que l’hypnose est un état où la volonté disparaît — où ce qu’on pense, ressent ou fait échappe à soi-même. Cette représentation-là ne correspond pas à ce qui se passe. L’état hypnotique n’est pas une suspension de la conscience — c’est un état d’absorption focalisée dans lequel la personne reste présente, orientée et capable d’interrompre.
Ce qui peut arriver en séance : une émotion qui traverse, une image qui remonte, une sensation physique inhabituelle. Ces expériences ne sont pas des pertes de contrôle — ce sont des signaux que quelque chose bouge. La différence entre traverser une émotion et être submergé par elle, c’est précisément ce que le cadre thérapeutique maintient. Pour le contexte : puis-je arrêter quand je veux et vais-je revivre des choses douloureuses.
La question « est-ce que je vais perdre le contrôle ?" dit souvent quelque chose sur le rapport au contrôle en dehors de la séance — quelque chose de plus ancien que la perspective d’une hypnose. Cette peur-là n’est pas un obstacle à éliminer avant de commencer. Elle est accueillie et prise en compte dans la façon dont la séance se conduit.
Ce que vous gardez pendant toute la séance
- La conscience de l’endroit où vous êtes — le cabinet, la chaise, la voix
- La capacité de parler — vous pouvez interrompre ou signaler à tout moment
- La capacité de bouger — rien ne vous immobilise physiquement
- La capacité de refuser — ce qui contrevient à vos valeurs ne passe pas
- La capacité de sortir de l’état — à tout moment, seul(e) ou à la demande
- La mémoire de ce qui s’est passé — vous ne ressortez pas sans savoir ce qui a eu lieu
Ce que « perdre le contrôle" peut vouloir dire concrètement
La peur du contrôle en séance prend des formes très différentes selon les personnes. Chacune pointe vers quelque chose de spécifique.
« Peur de dire des choses que je ne veux pas dire"
L’hypnose n’est pas un sérum de vérité. Les mécanismes de protection restent actifs — vous parlez de ce que vous choisissez de partager. Ce filtre ne disparaît pas sous hypnose : il se réduit légèrement pour faciliter l’accès au matériel profond, mais pas au point de vous faire confesser quoi que ce soit contre votre volonté.
« Peur de faire quelque chose que je ne veux pas faire"
Cette peur vient souvent de la représentation de l’hypnose de spectacle — où les gens font des choses absurdes sur scène. Ce contexte est radicalement différent du cabinet thérapeutique. Les suggestions qui contreviennent à vos valeurs ne passent pas — le système nerveux les rejette.
« Peur de ne pas pouvoir sortir de l’état"
Personne n’est jamais resté « bloqué" en état hypnotique. Si le praticien quittait la pièce, la personne sortirait seule de l’état dans les minutes suivantes — comme on sort du sommeil. Ce n’est pas un état irréversible. C’est un état très similaire à celui qu’on traverse chaque soir avant de s’endormir.
« Peur qu’une émotion prenne le dessus"
Une émotion peut remonter en séance. Ce n’est pas une perte de contrôle — c’est du traitement émotionnel en cours. La différence entre traverser une émotion et être submergé, c’est ce que le cadre maintient. Si quelque chose devient trop intense, vous le signalez et la séance s’ajuste.
« Peur de me retrouver vulnérable devant quelqu’un"
Celle-là est peut-être la plus honnête. Pas vraiment la peur de l’hypnose — la peur de ce que quelqu’un pourrait voir si on baissait la garde. Cette vulnérabilité-là n’est pas un danger dans le cadre thérapeutique. Elle est une condition du travail.
« Peur de perdre quelque chose qui me protège"
Parfois, le contrôle est une stratégie de protection — quelque chose qu’on a appris à maintenir parce que la perte de contrôle a été douloureuse dans le passé. Dans ce cas, la peur du contrôle en séance dit quelque chose de profond — et ce quelque chose-là peut faire partie de ce qu’on travaille.
La peur du contrôle — comme information utile
La peur de perdre le contrôle n’est pas un obstacle à l’hypnose. C’est souvent une information sur ce qu’on porte — et parfois une entrée dans le travail lui-même.
Les personnes qui ont besoin de contrôle travaillent souvent très bien
L’état hypnotique n’exige pas de lâcher prise au sens passif du terme. Il demande de diriger autrement son attention — pas de suspendre sa volonté. Les personnes qui ont un fort rapport au contrôle ont souvent une capacité de concentration et de focalisation particulièrement utile en séance.
Elle est accueillie — pas éliminée
La peur du contrôle n’a pas besoin d’être résolue avant de commencer. Elle est mençonnée lors de l’échange préalable, prise en compte dans la façon de conduire la séance, et souvent allégée par le fait d’avoir été dite à voix haute dans un espace sans jugement.
Elle peut devenir l’objet du travail
Si le besoin de contrôle est lui-même quelque chose qui limite — dans la vie professionnelle, les relations, la capacité de se reposer — alors la séance peut travailler sur l’origine de ce besoin. La peur du contrôle ne devient pas un prérequis à remplir avant de consulter : elle peut être l’entrée dans le travail lui-même.
Venir avec cette peur — c’est possible
La peur de perdre le contrôle n’est pas une contre-indication à l’hypnose éricksonienne. Elle n’est pas non plus une preuve que l’hypnose ne fonctionnera pas. Elle est une information — sur ce qu’on porte, sur ce qui a rendu le contrôle nécessaire, sur ce qu’on espère garder intact. Cette information est utile. Elle peut être nommée lors de l’échange préalable.
Si la seule chose qui a empêché de consulter était cette peur-là — l’échange de 15 minutes avant la première séance est le bon endroit pour l’évoquer. Pour approfondir : puis-je arrêter quand je veux, peur de perdre le contrôle et déroulement d’une séance.
- L’état hypnotique n’est pas une suspension de conscience — vous restez présent(e)
- Vous pouvez interrompre à tout moment — sans conséquence irréversible
- Les mécanismes de protection restent actifs — vous ne dites pas ce que vous ne voulez pas dire
- Les suggestions contraires à vos valeurs ne passent pas
- La peur du contrôle est accueillie — pas éliminée comme condition préalable
- Elle peut devenir l’objet du travail lui-même — si c’est ce dont vous avez besoin
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant.
