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Faire semblant d’aller bien depuis si longtemps qu’on ne sait plus qui on est | Ourida Revel
Questions inavouables — Baillargues

Faire semblant d’aller bien depuis si longtemps — qu’on ne sait plus qui on est

Jouer le rôle de quelqu’un qui va bien pendant des mois, des années — si longtemps que le personnage et la personne se confondent. Ce qui se passe quand la façade tient si bien qu’on finit par en perdre le fil de soi.

Cabinet à Baillargues

Retrouver quelque chose de vrai — présentiel uniquement

L’hypnose peut aider à accéder à ce qui reste sous la façade — les états, les besoins, les élans que la performance sociale a progressivement recouverts.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Présentiel uniquement
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Quand la façade dure si longtemps — qu’elle devient l’identité

Au début, c’est une décision pragmatique — montrer qu’on va bien parce que c’est plus simple, parce que l’entourage n’est pas disponible, parce qu’on ne veut pas inquiéter, parce qu’on ne sait pas encore comment dire ce qu’on ressent. Puis ça dure. Six mois, un an, dix ans. La performance sociale s’automatise — sourire, répondre « ça va", relativiser, avancer.

Ce qui se passe ensuite est moins attendu : on finit par ne plus savoir ce qui est vrai. Pas parce qu’on ment — mais parce que le personnage qui va bien est devenu si habituel qu’on ne sait plus ce qu’il recouvre. Demander « comment tu vas vraiment ?" devient une question sans réponse — pas par refus, par perte d’accès. Pour approfondir : comprendre l’anxiété et comprendre le burn-out.

Cette situation a un nom dans la littérature clinique — elle se retrouve dans les tableaux de dépression masquée, d’épuisement chronique, de déconnexion affective. Ce n’est pas une faiblesse de caractère. C’est l’effet d’une stratégie d’adaptation qui a fonctionné — trop bien, trop longtemps.

Ce que ça produit dans la durée

  • Une perte d’accès aux états intérieurs réels — ne plus savoir ce qu’on ressent
  • Une fatigue inexplicable — l’énergie de la performance se prélève quelque part
  • Une solitude paradoxale — entouré de gens qui ne savent pas comment on va
  • Un sentiment de vide ou d’étrangeté à soi-même
  • La peur que si la façade tombe, il n’y ait rien derrière
  • Des moments de débordement incompréhensibles — quand ça lâche sans qu’on sache pourquoi

Pourquoi la façade dure — les mécanismes

Faire semblant d’aller bien n’est pas une décision consciente qu’on prend chaque matin — c’est un automatisme qui se consolide avec le temps.

La récompense sociale immédiate

Dire qu’on va bien génère des réactions positives — l’entourage est soulagé, la conversation continue normalement, on n’a pas à gérer l’inquiétude des autres. Cette récompense immédiate renforce le comportement — beaucoup plus fortement que ses coûts à long terme.

La peur de décevoir ou d’inquiéter

Montrer qu’on ne va pas bien expose à plusieurs risques perçus : décevoir l’entourage qui pensait qu’on allait bien, inquiéter des proches qui ont leurs propres difficultés, être perçu comme fragile ou en échec. Ces risques perçus suffisent à maintenir la façade indéfiniment.

L’attente du « bon moment"

« Je dirai quand ça ira mieux." « Quand j’aurai compris ce que j’ai." « Quand les enfants seront grands." Le bon moment est toujours plus tard. Et pendant qu’on attend, la façade continue — jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’on attendait quelque chose.

La dissociation progressive

Quand on ne donne pas accès à ce qu’on ressent — ni aux autres, ni à soi-même — le contact avec ces états intérieurs s’atténue progressivement. Ce n’est pas une décision : c’est un effet de la répétition. Le corps continue d’enregistrer — mais l’accès conscient se ferme.

La confusion entre le rôle et la personne

Après suffisamment de temps, le personnage qui va bien devient une seconde nature. On ne sait plus où il s’arrête et où on commence. Cette confusion identitaire n’est pas de l’hypocrisie — c’est l’effet d’une performance soutenue sans espace de décompression.

La peur du vide si ça s’arrête

« Si j’arrête de faire semblant, qu’est-ce qu’il y a derrière ?" Cette peur — qu’il n’y ait rien, ou que ce qu’il y a soit insupportable — maintient parfois la façade plus sûrement que toute autre raison. Le maintien de la performance devient une protection contre quelque chose d’encore moins connu.

Retrouver quelque chose de vrai — sans tout faire s’effondrer

La peur que tout lâche d’un coup si on arrête de tenir est presque toujours exagérée. Ce qui se fait en thérapie, c’est rarement un effondrement — c’est un retour progressif à soi.

01

Réaccéder aux états intérieurs

L’hypnose peut aider à retrouver un contact avec ce qui se passe intérieurement — pas en forcçant une révélation, mais en créant progressivement un espace où les signaux du corps et des émotions redeviennent audibles. Ce que la performance sociale avait couvert n’a pas disparu — il est simplement devenu moins accessible.

02

Désolidariser identité et performance

Le personnage qui va bien n’est pas la personne. Ce travail de désolidarisation — comprendre que la façade est une stratégie, pas une identité — permet de commencer à distinguer ce qui est joué de ce qui est vécu. C’est souvent un soulagement : il y a quelqu’un derrière la façade. Pas un vide.

03

Retrouver un espace où ça n’est pas joué

La séance est un espace où la performance sociale n’est pas demandée. Ne pas avoir à aller bien, ne pas avoir à expliquer, ne pas avoir à être cohérent — simplement être en contact avec ce qui est là. Pour beaucoup, c’est la première fois depuis longtemps qu’un tel espace existe.

Ce que le travail modifie — progressivement

Ce qui change en premier : l’accès à ce qu’on ressent vraiment. Pas forcément agréable au début — ce qui était couvert n’est pas toujours léger. Mais avoir accès à quelque chose de vrai, même de difficile, produit souvent un soulagement que la façade ne permettait pas. Quelque chose de solide redevient disponible.

Ce qui suit : la fatigue de la performance diminue. Pas parce qu’on cesse d’interagir avec les autres — mais parce qu’il existe un espace intérieur où l’on n’a plus à jouer. La distinction entre ce qu’on montre et ce qu’on vit redevient navigable — et choisie, plutot que subie. Pour approfondir : burn-out, tout dire sans être jugé et charge mentale.

  • L’accès aux états intérieurs rétabli — savoir ce qu’on ressent vraiment
  • La façade désolidarisée de l’identité — elle n’est pas qui on est
  • La fatigue de la performance réduite — moins d’énergie dépensée à tenir
  • Un espace intérieur où on n’a pas à jouer — disponible
  • La solitude paradoxale atténuée — quelqu’un sait comment on va vraiment
  • Les moments de débordement mieux compris — ils disent quelque chose

Ce que disent les personnes accompagnées

Un espace où on n’a pas à jouer — à Baillargues

Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.

Téléphone 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues