La honte de ne pas aimer son bébé tout de suite
L’amour instantané à la naissance — une promesse que beaucoup n’ont pas vécue. Et une honte silencieuse qui s’y attache. Ce que cette expérience dit vraiment — et pourquoi elle est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit.
Travailler la honte et le lien — présentiel uniquement
L’hypnose peut travailler la honte associée et les obstacles au lien — en complément d’un suivi post-natal si nécessaire.
Ne pas aimer son bébé tout de suite — plus fréquent que le mythe ne le dit
Le mythe de l’amour instantané à la naissance — ce sentiment écrasant, immédiat, incontestable qui transformerait le parent dès le premier regard — ne correspond pas à la réalité de beaucoup de naissances. Des études sur la périnatalité montrent qu’une proportion significative de parents ne ressent pas cet amour immédiat. Parfois — rien. Parfois — de l’étrangeté face à un être inconnu. Parfois — de la fatigue, du soulagement, de l’inquiétude — mais pas l’amour attendû.
La honte qui s’y attache est souvent écrasante — parce que ne pas aimer son bébé tout de suite contredit ce qui est présenté comme l’instinct parental naturel. Cette honte — non dite, non partagée — isole et peut interférer avec la construction du lien. Pourtant, le lien se construit. Il se construit dans le temps — par les soins, la présence, les interactions répétées. Pour approfondir : ne plus ressentir d’amour et incapacité à ressentir la joie.
Cette page explore cette expérience — sans jugement — et ce qui peut être travaillé pour lever la honte et faciliter la construction du lien.
Ce que ça ressemble
- Regarder son bébé — et ne rien ressentir de particulier
- Se demander si on est un mauvais parent — parce qu’on ne ressent pas ce qu’on devrait
- Prendre soin du bébé — mécaniquement, sans émotion
- La peur que le lien ne se construise jamais
- La honte — qu’on ne peut pas dire à son entourage
- Simuler l’amour — pour correspondre aux attentes sociales
Ce qui peut empêcher l’amour immédiat — les causes identifiables
Ne pas aimer son bébé tout de suite n’est pas un défaut de caractère — il y a des causes identifiables à cet état.
L’épuisement de l’accouchement
Un accouchement difficile — long, douloureux, traumatisant, avec complications — peut laisser le corps et le système nerveux dans un état de choc qui empêche temporairement l’accès aux émotions positives. La première rencontre avec le bébé se fait dans un état qui n’est pas propice à la réception.
La déconnexion post-traumatique
Quand l’accouchement a été vécu comme traumatisant — perte de contrôle, peur pour sa vie ou celle du bébé, sentiment de ne pas avoir été entendu — le système nerveux peut entrer dans un état de déconnexion qui touche aussi la capacité à ressentir le lien.
La dépression du post-partum
La dépression du post-partum — qui touche une proportion significative de femmes après l’accouchement — produit notamment une anesthesie émotionnelle qui peut empêcher de ressentir de l’amour pour le bébé. Quand elle est en cause, un suivi médical est la première étape indispensable.
L’étrangeté face à un inconnu
Un bébé à la naissance est un inconnu — une personne qu’on n’a jamais rencontrée, dont on ne connaît pas encore le caractère, les besoins, les expressions. Pour certains parents, le lien se construit progressivement — dans la connaissance mutuelle, pas dans un éclair immédiat.
Une grossesse difficile ou non désirée
Quand la grossesse a été difficile — physiquement, émotionnellement, ou parce qu’elle n’était pas planifiée — l’ambivalence acculée pendant neuf mois peut ne pas se dissoudre magiquement à la naissance. Ce n’est pas une indication de ce que le lien deviendra.
L’histoire parentale personnelle
Devenir parent réactive l’histoire avec ses propres parents — parfois des blessures, des croyances, des patterns qui rendent le lien parental complexe à habiter. Ce que l’amour parental est supposé être peut être difformé par ce qu’on en a vécu — ou n’en a pas vécu.
Pourquoi la honte aggrave — et pourquoi briser le silence aide
La honte de ne pas aimer son bébé tout de suite produit des effets qui peuvent compliquer la construction du lien.
L’isolement qui renforce
Ne pouvoir en parler à personne — ni au conjoint, ni à la sage-femme, ni à une amie — maintient dans l’expérience sans la relativiser. L’isolement de la honte renforce l’état — alors que savoir que c’est fréquent et que le lien se construit dans le temps aide à traverser cette période sans se définir par elle.
La culpabilité qui s’ajoute
Se sentir coupable de ne pas aimer — ce qui ajoute une charge émotionnelle supplémentaire à une période déjà épuisante. Et parfois — la culpabilité elle-même crée une distance avec le bébé en rendant les interactions chargées d’une anxieté sur ce qu’on ressent ou ne ressent pas.
La surveillance émotionnelle
Surveiller en permanence ce qu’on ressent face au bébé — à la recherche d’indices que l’amour est en train de venir — crée une présence mentale qui empêche d’être simplement avec lui. Le lien se construit dans la présence — pas dans l’analyse de ce qu’on ressent.
Faciliter la construction du lien — en complément du suivi
En complément d’un suivi post-natal si nécessaire, l’hypnose peut travailler la honte associée à cet état — la défaire de la signification qu’elle porte sur ce qu’on est comme parent — et travailler les obstacles spécifiques au lien : la déconnexion post-accouchement, l’histoire parentale personnelle qui se réactive, la croyance que l’amour devait venir immédiatement pour être réel.
Ce qui change progressivement : la honte se réduit. La présence avec le bébé devient plus accessible — moins chargée d’une surveillance sur ce qu’on ressent. Et le lien — qui se construisait déjà dans les soins quotidiens — peut être vécu plutôt que surveillé. Pour approfondir : ne plus ressentir d’amour et hypnose et trauma.
- La honte travaillée — défaisée de ce qu’elle dit sur soi
- La déconnexion post-accouchement adressée si en cause
- L’histoire parentale personnelle travaillée si pertinent
- La culpabilité allégée — moins de charge dans les interactions
- La présence facilitée — moins de surveillance émotionnelle
- Le lien vécu — plutôt qu’analysé
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
