Le deuil d’une relation toxique qu’on aimait quand même
On est parti. On sait que c’était nécessaire. Et pourtant on souffre. Pas malgré le fait que la relation était toxique — mais parce qu’on aimait vraiment. Ces deux choses coexistent. Et c’est ça le plus difficile à traverser.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
On peut aimer quelqu’un qui nous fait du mal
Il y a une idée répandue qui dit que si une relation était toxique, on ne devrait pas vraiment souffrir en la quittant. Que la souffrance prouverait qu’on n’avait pas vraiment compris à quel point c’était mauvais pour soi. Que si on souffre encore, c’est qu’on n’a pas tourné la page.
Cette idée est fausse. On peut aimer profondément quelqu’un qui nous fait du mal. On peut avoir été blessé par quelqu’un qu’on aimait — et continuer à l’aimer. Ces deux réalités ne s’annulent pas. Elles coexistent, et c’est précisément cette coexistence qui rend ce deuil particulièrement lourd.
Le deuil d’une relation toxique est souvent plus compliqué qu’un deuil ordinaire. Parce qu’il n’est pas seulement le deuil de la personne — c’est le deuil de ce qu’on espérait. De ce qu’on a cru. Des moments réels qui ont existé. Et parfois, le deuil d’une partie de soi-même qui s’est perdue dans cette relation.
Ce qui rend ce deuil particulier
- On souffre de la perte ET de ce qu’on a vécu — sans pouvoir séparer les deux
- L’entourage ne comprend pas qu’on puisse pleurer quelqu’un « qui nous faisait du mal"
- La culpabilité d’être parti se mêle au soulagement — et les deux font mal
- On peut avoir honte d’aimer encore quelqu’un qu’on sait être toxique
- Les bons souvenirs reviennent — et on ne sait pas quoi en faire
Les formes que prend ce deuil compliqué
Ce deuil ne ressemble pas aux autres. Il a ses propres contradictions, ses propres silences, ses propres pièges.
Pleurer quelqu’un qu’on « ne devrait pas" pleurer
Les larmes arrivent. Et avec elles, la honte de pleurer. On se dit qu’on devrait être soulaéé. On devrait aller mieux. Mais le corps pleure ce qu’il a aimé — il ne pleure pas ce qu’il « devrait" aimer.
Les bons souvenirs qui reviennent
On se souvient des moments tendres, des éclats de rire, de ce qui était réel et beau. Ces souvenirs n’invalidaient pas ce qui était toxique — et pourtant ils font mal comme si la relation était purement bonne.
La tentation de revenir
Pas parce qu’on ne sait pas que c’était mauvais. Parce qu’on sait ce qu’on a perdu — et l’absence est concrète. Revenir après avoir quitté est l’une des expériences les plus fréquentes et les moins bien comprises.
L’entourage qui ne comprend pas
« Mais tu sais bien que c’était toxique". « Tu devrais être soulagé(e)". « Il ou elle ne le méritait pas". Ces phrases, même bien intentionnées, ne tiennent pas compte de l’amour réel qui était là.
La colère mêlée à la tristesse
On est en colère pour ce qu’on a vécu. Et triste de ne plus avoir la personne. Et parfois en colère contre soi d’être encore triste. Ce mélange émotionnel est épuisant et déroutant.
Douter de sa propre perception
Peut-être que ce n’était pas si toxique. Peut-être qu’on exagère. Peut-être que c’était notre faute. Ce doute est souvent un héritage direct de la relation elle-même — pas une évaluation réaliste.
Le deuil de ce qu’on espérait
Ce n’est pas seulement la personne réelle qu’on pleure. C’est la personne qu’on pensait qu’elle était. Ou qu’elle pourrait devenir. Cette perte-là — le deuil d’une version qui n’a jamais vraiment existé — est l’une des plus douloureuses.
La perte de soi dans la relation
En partant, on récupère sa liberté. Mais on réalise parfois qu’on ne sait plus qui on est sans cette relation. Qu’on a perdu des repères, des habitudes, une identité liée à ce lien. Ce deuil-là aussi mérite d’être reconnu.
Aimer et être blessé ne s’excluent pas
La confusion entre « c’était toxique" et « je n’aurais pas dû aimer" est à la source de beaucoup de souffrance inutile. Voici trois distinctions qui aident.
La relation était toxique — l’amour était réel
Une relation peut être toxique ET les émotions qu’on y a vécues peuvent être authentiques. Ce n’est pas parce qu’une relation était mauvaise pour soi que tout ce qu’on y a ressenti était faux. L’amour était réel. La douleur aussi.
Souffrir ne signifie pas qu’on a eu tort de partir
La souffrance du deuil ne valide pas la relation. Partir de quelque chose de douloureux peut être douloureux. Les deux ne se contredisent pas. La souffrance après la rupture n’est pas une preuve que la décision était mauvaise.
Ce deuil a le droit d’être pris au sérieux
Le fait que la relation était toxique ne réduit pas la légitimité du deuil. On a le droit de pleurer quelqu’un qui nous a blessé. On a le droit que ce soit long. On a le droit que ce soit compliqué. Ce deuil mérite le même espace que n’importe quel autre.
Traverser ce deuil sans se le reprocher
Le premier pas est souvent de cesser de se juger pour ce qu’on ressent. La honte d’aimer encore, la culpabilité de souffrir, l’injonction à aller mieux vite — tout cela alourdit un deuil déjà complexe. Autoriser la souffrance à exister sans s’en défendre est souvent ce qui permet de commencer à la traverser.
Ce qui aide aussi : séparer les émotions sans les invalider. On peut être triste ET soulagé. En colère ET reconnaissant pour ce qui a été beau. Meurtri ET capable d’aimer à nouveau. Ces contraires ne s’annulent pas. Ils font partie de la compléxité réelle d’une histoire humaine.
Si vous ressentez que ce deuil est bloqué — que vous tournez en rond, que vous ne savez pas comment avancer — un accompagnement peut aider à défaire certains nœuds. L’hypnose, en particulier, peut permettre de travailler sur ce qui reste bloqué sans devoir revivre l’histoire en détail.
- Autoriser la tristesse sans se juger pour elle
- Reconnaître que l’amour était réel — même si la relation ne l’était pas pleinement
- Séparer le deuil de la personne du deuil de ce qu’on espérait
- Ne pas laisser l’entourage fixer le rythme du deuil
- Comprendre ce qui nous avait attiré — pour ne pas reproduire le schéma
- Retrouver progressivement qui on est sans cette relation
Ce que disent les personnes accompagnées
Pages associées
Retrouvez également la page de prise de rendez-vous et le parcours complet d’Ourida Revel.
Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.
