Lettre à un parent dont l’enfant souffre — et qui ne sait pas quoi faire
Pour ceux qui regardent souffrir leur enfant et se sentent impuissants. Ce qu’on peut faire. Ce qu’on ne peut pas faire. Et ce que ça dit d’aimer quelqu’un qu’on ne peut pas sauver.
Accompagner un proche qui souffre — et prendre soin de soi en même temps
Baillargues, juillet 2026
Vous qui regardez votre enfant souffrir — et ne savez pas quoi faire.
Il n’y a peut-être pas de situation plus éprouvante que celle-là. Voir souffrir quelqu’un qu’on aime — et ne pas pouvoir léger cette souffrance. L’impuissance d’un parent face à la douleur de son enfant est une douleur à part entière. Elle mérite d’être nommée.
Vous êtes peut-être là depuis longtemps. À regarder, à attendre, à chercher quoi dire qui aiderait. À vous demander si vous avez fait quelque chose de mal. À vous réveiller la nuit en pensant à lui, à elle. À alterner entre la peur, la culpabilité, la colère contre vous-même, et parfois — honteusement — une certaine saturation que vous vous reprochez aussitôt d’éprouver.
Je veux vous dire quelque chose d’abord : cette saturation n’est pas une trahison. C’est l’effet d’une charge qui dure. Ce n’est pas un indicateur de la qualité de votre amour.
Ce qu’on ne peut pas faire
On ne peut pas souffrir à la place de son enfant. On peut être présent — et la souffrance reste la sienne. Ce n’est pas un échec parental. C’est la limite de ce qu’un être peut faire pour un autre, même avec tout l’amour du monde.
On ne peut pas décider à la place de son enfant de se faire aider. On peut ouvrir des portes, proposer, nommer, être là. Mais la décision de traverser quelque chose — de consulter, de parler, de travailler — appartient à la personne qui souffre. Même quand cette personne est notre enfant. Même quand c’est insupportable à accepter.
On ne peut pas comprendre intégralement ce que l’autre traverse. On peut être présent sans comprendre. La présence n’exige pas la compréhension.
Ce qu’on peut faire
Rester là — sans exiger que la souffrance change de rythme. La présence constante et non conditionnelle d’un parent — qui ne demande pas que ça aille mieux — est quelque chose de réel et de concret. Même quand elle ne semble rien changer dans l’immédiat.
Dire simplement qu’on est là — sans conseils, sans solutions, sans « tu devrais". Les mots qui aident le plus sont souvent les plus simples : « je ne sais pas quoi dire mais je suis là". La disponibilité sans condition — sans l’attente que la personne en face soit différente — est une forme d’amour qui laisse une trace.
Prendre soin de vous — parce que vous ne pouvez pas être présent si vous êtes à bout. Ce n’est pas égoïste. C’est une nécessité pratique. Un parent épuisé, envahi par la peur, ronge par la culpabilité — n’est pas plus présent. Il est juste épuisé et présent en même temps, ce qui est encore plus dur à porter.
Chercher de l’aide pour vous — pas seulement pour votre enfant. Ce que vous traversez — l’impuissance, la peur, la culpabilité, la fatigue de l’accompagnement — mérite un espace à lui. Un espace qui n’est pas votre enfant — parce que ce n’est pas son rôle de porter votre douleur d’être son parent souffrant.
Ce que votre présence dit
Votre enfant sait que vous êtes là. Même quand il ou elle ne le dit pas. Même quand il ou elle vous repousse. Même quand tout semble sans effet. Le fait que vous soyez encore là — que vous n’ayez pas décidé que c’était trop ou trop long ou trop compliqué — dit quelque chose de fondamental sur ce que vous êtes comme parent.
Vous ne savez pas quoi faire — et vous êtes encore là. C’est quelque chose.
Ourida Revel
Hypnothérapeute, Baillargues
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
