Octobre — quand les jours raccourcissent et que l’humeur suit
Dès les premières semaines d’octobre, quelque chose change. L’énergie diminue, le matin devient difficile, l’envie de rien s’installe. Ce n’est pas dans la tête. C’est un mécanisme biologique réel — qui peut être léger ou s’étendre sur tout l’hiver, selon les personnes.
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Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Pas de la faiblesse — un mécanisme biologique
Ce que beaucoup de gens vivent en octobre n’est pas une humeur mauvaise qu’il faudrait surmonter. C’est une réponse biologique à la diminution de la lumière. Quand les jours raccourcissent, la rétine reçoit moins de lumière naturelle — ce qui modifie la production de mélatonine (l’hormone du sommeil) et de sérotonine (impliquée dans la régulation de l’humeur). L’horloge biologique interne se décale. Le corps entre dans un mode hivernal.
Pour une partie de la population, cette adaptation passe relativement facilement. Pour une autre partie, elle produit quelque chose de plus lourd : une fatigue persistante, un besoin de sommeil accru, une baisse de motivation, une tendance à l’isolement, une humeur basse qui s’étire sur plusieurs semaines. Ce qu’on appelle la dépression saisonnière — ou trouble affectif saisonnier — est une réalité clinique, pas une sensibilité excessive.
Octobre est le mois-charnière. C’est là que le changement est le plus brutal — après l’été, le contraste est maximal. Et c’est souvent là que les premiers signaux apparaissent, avant qu’un éventuel accompagnement puisse être mis en place pour traverser l’hiver.
La différence entre le blues automnal et le trouble affectif saisonnier
- Le blues automnal — quelques jours de fatigue ou de morosité au changement de saison. Se règle souvent seul en quelques jours avec plus de lumière, de repos, de mouvement
- Le trouble affectif saisonnier — une humeur basse persistante sur plusieurs semaines ou mois, avec fatigue chronique, besoin de sommeil excessif, modification de l’appétit, retrait social, difficulté à fonctionner normalement
- Le critère central : la durée et l’impact sur la vie quotidienne. Un épisode qui dure plus de deux semaines et gêne significativement mérite une attention particulière
Les formes que prend la baisse saisonnière
Les symptômes du trouble affectif saisonnier se distinguent de la dépression classique par plusieurs caractéristiques spécifiques.
La fatigue qui ne passe pas
Dormir plus sans se sentir reposé. Se réveiller épuisé alors que les nuits sont longues. L’envie de rester au lit le matin même après huit ou neuf heures de sommeil. Cette fatigue-là n’est pas de la paresse — c’est le système biologique qui ralentit.
Le besoin de sucre et de glucides
Envies intenses de pain, pâtes, sucre, réconfort alimentaire. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est le cerveau qui cherche à stimuler la sérotonine via des aliments à index glycémique élevé. Le corps tente de s’auto-réguler.
Le retrait social
L’envie de voir les gens diminue. Les invitations sont refusées, les sorties reportées, le canapé devient le périmètre de vie. Ce repli est souvent vécu avec culpabilité — et il aggrave l’humeur en isolant davantage.
La difficulté à se projeter
Les projets perdent de leur attrait. Ce qui était motivant en septembre semble plat. L’avenir paraît gris sans raison identifiable. Ce manque de projection est l’un des signes les plus caractéristiques de l’atteinte saisonnière.
L’irritabilité sans cause
Agacement plus facile, patience réduite, réactions disproportionnées à des petits événements. L’irritabilité saisonnière est moins représentée dans les descriptions classiques que la tristesse — elle est pourtant fréquente et souvent incomprise par l’entourage.
La culpabilité d’aller mal « sans raison"
« J’ai tout pour être bien, je n’ai pas le droit de me plaindre." Cette culpabilité vient de l’absence de cause identifiable — et elle aggrave ce qu’elle observe. Reconnaître que la lumière est une cause réelle change déjà quelque chose.
Agir tôt — avant que l’hiver s’installe
Octobre est le bon moment pour agir — pas quand l’hiver est déjà installé depuis deux mois. Certaines mesures sont concrètes et documentées. D’autres concernent ce qui se joue en profondeur.
La lumière — en priorité
L’exposition à la lumière naturelle dès le matin est l’intervention la plus documentée. Une sortie de 20 à 30 minutes dans la première heure après le réveil — même par ciel couvert — suffit à envoyer au système nerveux le signal de début de journée. Les lampes de luminothérapie (10 000 lux) sont une alternative valable pour les journées courtes.
Le mouvement — même réduit
L’envie de bouger diminue avec la lumière — et l’absence de mouvement aggrave l’humeur. Un cercle qui s’entretient. Maintenir une activité physique même minimale (marche, vélo, escaliers) réduit l’impact de la baisse saisonnière de manière mesurable. Pas besoin de sport intense — le mouvement régulier suffit.
Ne pas attendre que ça passe seul
La dépression saisonnière a tendance à s’aggraver si elle n’est pas prise en charge. Et pour certaines personnes, elle se superpose à une vulnérabilité de fond — une anxiété chronique, un épuisement sous-jacent — qui rend l’hiver particulièrement difficile. Anticiper en octobre plutôt que subir en janvier.
Traverser l’hiver — avec des ressources accessibles
La lumière et le mouvement agissent sur le mécanisme biologique. Ce n’est pas toujours suffisant — notamment quand la baisse saisonnière se superpose à une vulnérabilité psychologique plus ancienne, ou quand les hivers difficiles se répètent depuis plusieurs années avec une intensité croissante.
L’hypnose éricksonienne peut travailler sur ce qui amplifie la baisse saisonnière — l’isolement, la rumination, la difficulté à se projeter, la culpabilité d’aller mal sans raison visible. Et sur les ressources intérieures qui permettent de maintenir une qualité de vie même pendant les mois sombres. Pour comprendre ce qui se joue plus largement : comprendre l’anxiété et comprendre les troubles du sommeil.
- S’exposer à la lumière naturelle dès le matin — 20 à 30 minutes, même par ciel couvert
- Maintenir un rythme de sommeil stable — les grasses matinées prolongent le décalage circadien
- Préserver le mouvement — même réduit, même sans envie
- Ne pas céder complètement au retrait social — maintenir au moins un lien régulier
- Reconnaître la cause biologique — sortir de la culpabilité d’aller mal « sans raison"
- Consulter dès octobre si les hivers sont régulièrement difficiles — pas en janvier quand c’est déjà installé
Ce que disent les personnes accompagnées
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