J’ai arrêté mon traitement sans le dire — pourquoi et à quel prix
Arrêter un traitement en silence — sans le dire à son médecin, souvent sans se l’expliquer clairement à soi-même. Ce que ça dit de la relation aux soins — et ce qui peut être travaillé.
Travailler la relation aux soins — présentiel uniquement
L’hypnose intervient en complément du suivi médical — elle peut travailler ce qui complique l’adhérence au traitement depuis ses couches psychologiques.
Arrêter sans le dire — plus fréquent qu’on ne le croit
Arrêter un traitement — médicament, suivi psychiatrique, thérapie — sans en parler à son médecin est l’une des réalités les moins visibles de la relation aux soins. Les études sur l’adhérence thérapeutique montrent que l’arrêt non communiqué est massif — et que les raisons qui poussent à ne pas en parler sont souvent plus significatives que l’arrêt lui-même.
Ce silence — vis-à-vis du médecin, parfois vis-à-vis de soi — dit quelque chose sur la relation aux soins, sur ce que prendre un traitement signifie, sur la honte ou la peur qui circulent autour de la maladie ou du diagnostic. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. Ce sont des mécanismes psychologiques précis. Pour approfondir : ce qu’on ne dit pas à son médecin et je ne mérite pas d’être aidé.
Cette page explore les raisons qui poussent à arrêter en silence — et ce qui peut être travaillé pour que la relation aux soins soit plus navigable.
Ce que ça ressemble
- Arrêter le traitement — et ne pas le dire au prochain rendez-vous
- Prétendre prendre le traitement — face au médecin
- Arrêter progressivement — sans décision franche, juste des oublis
- Se sentir soulagé d’avoir arrêté — et coupable en même temps
- La peur d’être jugé à la prochaine consultation
- Repousser le rendez-vous pour éviter la conversation
Pourquoi on arrête sans le dire — les causes réelles
Derrière l’arrêt non communiqué — des raisons précises qui méritent d’être comprises sans jugement.
La honte du diagnostic
Prendre un traitement psychiatrique ou pour une maladie chronique peut rappeler à chaque prise ce que le diagnostic signifie — et ce qu’on lui attribue de signification sur soi. Arrêter, c’est parfois tenter d’arrêter le rappel quotidien d’une identité de « malade" qui est difficile à porter.
La peur d’être jugé
Dire à son médecin qu’on a arrêté — c’est s’exposer à une réaction qu’on anticipe comme négative. D’être repris, déçu, incompris. Cette anticipation — souvent incorrecte — rend la communication impossible et transforme le rendez-vous médical en épreuve à gérer plutôt qu’en espace de soin.
Les effets secondaires non dits
Des effets secondaires difficiles à supporter — et qui n’ont pas été mentionnés au médecin par gêne, par minimisation, par peur de ne pas être pris au sérieux. L’arrêt devient la seule solution identifiée — parce que la conversation n’a pas eu lieu.
Le sentiment de guérison
« Je me sens mieux — donc je n’en ai plus besoin." L’amélioration produite par le traitement est interprétée comme la preuve qu’il n’est plus nécessaire — alors qu’elle en est souvent l’effet direct. Ce raisonnement — très fréquent — conduit à des arrêts prématurés non communiqués.
La résistance au « devoir"
Prendre un traitement peut être vécu comme une contrainte imposée — et arrêter comme une récupération de contrôle sur sa propre vie. Cette dimension — souvent non consciente — mélange la question de l’autonomie et celle du soin, et peut conduire à des arrêts qui servent d’affirmation de soi plutôt que de décision médicale.
La peur de la dépendance
« Si ça marche, je vais en avoir besoin toujours." La peur de la dépendance au traitement — souvent basée sur une représentation inexacte — peut conduire à arrêter précisément quand le traitement commence à être efficace. Cette peur n’est pas dite — parce qu’elle semble irrationnelle.
L’arrêt non communiqué — ce qui s’accumule
Arrêter sans le dire ne produit pas seulement un arrêt du traitement — il produit des effets supplémentaires qui s’ajoutent.
La culpabilité et le secret
Maintenir le secret d’un arrêt — vis-à-vis du médecin, parfois des proches — demande une énergie et génère une culpabilité qui s’ajoute à tout le reste. Et qui rend les rendez-vous médicaux de plus en plus éprouvants — parce qu’il faut à nouveau ne pas dire.
L’éloignement du soin
Repousser les rendez-vous pour éviter la conversation qui n’a pas eu lieu. S’éloigner progressivement du suivi médical — et donc du soin lui-même. Ce qui était un arrêt de traitement devient un arrêt du soin en général.
Le retour des symptômes non anticipé
Un retour des symptômes — parfois progressif, parfois brutal — sans le cadre médical pour l’accompagner, parce que la relation au médecin est distendue. Ce retour aggrave la honte et le sentiment d’être dans une impasse.
Rendre la relation aux soins plus navigable — en complément du médical
En complément du suivi médical, l’hypnose peut travailler la dimension psychologique de la relation aux soins — la honte du diagnostic, la peur du jugement médical, la résistance au « devoir" de traitement, la représentation de la maladie — depuis leurs couches profondes. Elle ne remplace pas la conversation médicale — elle peut travailler ce qui la rend impossible.
Ce qui change progressivement : la honte associée au diagnostic se réduit. La relation au médecin devient moins éprouvante. Et dire ce qu’on n’a pas dit — ou poser des questions qu’on n’avait pas pu poser — devient plus accessible. Pour approfondir : ce qu’on ne dit pas à son médecin et je ne mérite pas d’être aidé.
- La honte du diagnostic travaillée — ce que ça dit de soi réevalué
- La peur du jugement médical réduite
- La résistance au traitement adressée — l’autonomie sans l’arrêt
- La représentation de la dépendance travaillée
- La communication médicale rendue plus accessible
- Le suivi médical retrouvé — sans la épreuve du secret
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
