J’ai honte de ce que j’ai dit en séance
Sortir d’une séance avec un sentiment de honte pour ce qu’on a dit, c’est l’une des expériences les moins souvent nommées — et l’une des plus fréquentes. Cette honte mérite d’être regardée en face.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Ce qui se passe après la séance
La séance s’est bien passée. Vous avez parlé. Peut-être même dit des choses que vous n’aviez jamais dites à personne. Et une fois rentré chez vous, quelque chose a commencé à tourner. Une phrase que vous avez prononcée. Une émotion qui a débordé. Quelque chose que vous n’auriez « jamais dû dire".
Cette honte ne vient pas de ce que vous avez dit. Elle vient de ce que vous pensez que cela dit de vous. Et c’est précisément cette distinction qui est importante à regarder.
Ce que vous avez dit en séance, ce n’est pas un aveu de ce que vous êtes. C’est ce qui était là, ce qui cherchait à être entendu. La honte qui suit dit souvent davantage sur la pression que vous exercez sur vous-même que sur la gravité de ce qui a été dit.
Ce que cette honte dit souvent
- Que vous avez des standards très élevés pour vous-même — parfois trop
- Que ce que vous avez dit touche à quelque chose de profondément intime
- Que vous n’êtes pas habitué à être entendu sans jugement
- Que vous portez depuis longtemps quelque chose seul
- Que le travail thérapeutique a commencé à toucher quelque chose de réel
Les formes que prend cette honte
Elle ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine. Parfois c’est discret, parfois envahissant. Toujours, c’est le signe que quelque chose d’important a été touché.
Avoir pleuré sans le vouloir
Les larmes sont venues sans prévenir. On ne les contrôlait pas. Et une fois rentré chez soi, la honte d’avoir « craqué" devant quelqu’un s’est installée. Comme si montrer de l’émotion était une faiblesse.
Avoir dit l’inavouable
Une pensée qu’on gardait enfouie. Quelque chose qu’on n’avait dit à personne. Une émotion qu’on jugeait inacceptable. Une fois dite, la honte d’avoir « trop" révélé peut prendre beaucoup de place.
Avoir parlé de quelqu’un
Avoir dit du mal d’un parent, d’un partenaire, d’un enfant. Avoir exprimé de la colère ou du ressentiment envers quelqu’un qu’on aime. La culpabilité qui suit peut être intense.
Avoir dit plus qu’on ne voulait
L’état de relaxation ou de confiance a fait parler plus que prévu. Des détails, des souvenirs, des ressentis qui étaient sortis avant qu’on puisse les retenir.
Avoir montré une partie cachée
Une part de soi qu’on cache habituellement — la vulnérabilité, la rage, la peur, le désespoir. L’avoir montrée, même dans un espace sécurisé, peut générer une exposition inconfortable.
Vouloir annuler la prochaine séance
La honte se transforme en envie de fuir. De ne pas revenir. D’arrêter avant d’aller plus loin. C’est souvent le signe que le travail commence à toucher quelque chose de profond.
Se demander ce que pense le thérapeute
Réanalyser la séance, imaginer le jugement. Se demander si le thérapeute va changer de regard. Si on l’à décevait. Si on a dit quelque chose de trop.
La honte différée
Pendant la séance, ça allait. C’est après, pendant les heures ou les jours qui suivent, que la honte est arrivée. Le temps de traitement interne décale parfois ce qu’on ressent.
Ce que fait un thérapeute de ce que vous dites
La honte suppose souvent un jugement de l’autre. Voici ce qui se passe réellement du côté du thérapeute — et pourquoi ce que vous avez dit ne provoque pas ce que vous imaginez.
Pas de jugement — une information
Ce que vous dites en séance n’est pas évalué moralement. C’est une information sur ce que vous vivez. La colère, la honte, les pensées « inavouables" — tout cela est du matériau de travail, pas une défaillance de votre part.
Ce que vous pensez avoir dit n’est pas ce qui a été entendu
La honte déforme. Ce que vous croyez avoir révélé de « grave" ou de « honteux" est souvent perçu très différemment. Ce que le thérapeute a entendu, c’est une personne courageuse qui essaie de comprendre ce qu’elle vit.
La honte est matière à travailler
Ce que vous ressentez après la séance — cette honte, cette envie de fuir — peut être dit lors de la séance suivante. C’est souvent là que le travail le plus important commence. La honte elle-même est une porte.
Quand on revient quand même
L’envie d’annuler la prochaine séance est l’un des réflexes les plus courants après une honte post-séance. Ceux qui reviennent malgré cette honte — et qui en parlent — font souvent une expérience qu’ils n’attendaient pas.
Dire « j’ai honte de ce que j’ai dit la dernière fois" à l’ouverture d’une séance, c’est l’un des actes les plus courageux et les plus productifs qu’on puisse faire en thérapie. Ce qui vient après est souvent ce qui fait avancer le plus.
Si vous avez honte de ce que vous avez dit, c’est une bonne raison de revenir — pas de partir.
- Le thérapeute n’a pas changé de regard — c’était dans votre tête
- Nommer la honte la diminue — elle perd de son emprise quand elle est dite
- Ce qui semblait inavouable devient traversable
- La confiance dans l’espace thérapeutique s’approfondit
- On comprend que la honte était une protection — pas une vérité sur soi
- Le travail peut aller là où il doit aller
Ce que disent les personnes accompagnées
Pages associées
Retrouvez également la page de prise de rendez-vous et le parcours complet d’Ourida Revel.
Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.
