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Je suis trop abîmé pour que ça change — ce mensonge qu’on se raconte | Ourida Revel
Croyances limitantes & blocages — Baillargues

« Je suis trop abîmé pour que ça change" — ce mensonge qu’on se raconte

Une conviction profonde, construite sur des années d’expériences difficiles — et qui devient elle-même un obstacle au changement. D’où elle vient, ce qu’elle fait, et pourquoi elle n’est pas une vérité.

Cabinet à Baillargues

Travailler les croyances sur sa propre capacité à changer — présentiel uniquement

L’hypnose peut accéder aux couches profondes où ces croyances sont encodées — là où le raisonnement seul n’arrive pas.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Présentiel uniquement
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« Je suis trop abîmé" — une conviction, pas un bilan

« Je suis trop abîmé pour que ça change" n’est pas un bilan objectif de sa situation — c’est une croyance construite. Construite à partir de tentatives qui ont échoué, d’années de difficultés, de thérapies qui n’ont pas abouti, de l’épuisement de ceux qui ont essayé d’aider. Elle a une histoire — une histoire compréhensible. Mais une croyance construite n’est pas la même chose qu’une vérité immuable.

Ce qui rend cette croyance particulièrement piégeuse : elle se protège elle-même. Si on croit qu’on ne peut pas changer, on n’essaie pas. Si on n’essaie pas, rien ne change. Ce qui confirme la croyance — qui devient de plus en plus solide. C’est une pensée qui se nourrit de sa propre réalisation. Pour approfondir : peur de guérir et lettre à quelqu’un qui n’y croit plus.

Ce que cette conviction produit concrètement

  • Ne pas demander d’aide — puisque ça ne servirait à rien
  • Abandonner les thérapies avant qu’elles aient le temps d’agir
  • Interpréter chaque difficulté comme confirmation
  • Se fermer aux preuves contraires — les moments où ça va mieux
  • Transmettre cette conviction à ceux qui voudraient aider
  • Rester dans une souffrance connue plutôt qu’une transformation incertaine

Comment se construit la certitude de ne pas pouvoir changer — les sources

Cette croyance ne vient pas de nulle part — elle a des origines précises qui méritent d’être comprises.

Des tentatives qui n’ont pas abouti

Avoir essayé — thérapies, médicaments, décisions de vie — sans que ça change durablement, gère une conclusion logique : si ça n’a pas marché jusqu’ici, c’est que ça ne peut pas marcher. Cette conclusion est compréhensible — mais elle ne tient pas compte du fait que différentes approches, dans différents contextes, agissent différemment.

La dépression qui déforme la perception

La dépression produit une vision en tunnel négative — elle filtre l’information pour ne retenir que ce qui confirme l’absence d’espoir. La conviction « je suis trop abîmé" est souvent un symptôme de la dépression elle-même — pas une évaluation objective. Ce que la dépression dit de l’avenir n’est pas fiable.

Un entourage qui a confirmé

Des parents, des proches, des professionnels qui ont exprimé — explicitement ou implicitement — que la situation était sans issue, que la personne était « compliquée", « trop lourde", « incorrigible". Ces messages encodés pendant l’enfance ou des moments de vulnérabilité ont du poids — même s’ils étaient faux.

La protection contre une nouvelle déception

Croire qu’on ne peut pas changer protège d’une chose : l’espoir suivi d’une déception. Si on n’espère pas, on ne peut pas être déçu. Cette logique de protection — inconsciente — maintient la conviction comme bouclier contre une souffrance anticipée.

La confusion entre l’histoire et l’identité

Avoir vécu des choses difficiles pendant longtemps peut créer une confusion entre ce qu’on a traversé et ce qu’on est. « J’ai souffert longtemps" devient « je suis quelqu’un qui ne peut que souffrir". L’histoire devient une identité — et les identités semblent immuables, alors que les histoires peuvent continuer autrement.

L’épuisement du long chemin

Certaines personnes ont vécu des années de souffrance intense, de travail sur soi, d’efforts pour aller mieux — et se retrouvent toujours dans la difficulté. Cet épuisement est réel. Mais l’épuisement du chemin dit quelque chose sur la fatigue — pas sur la possibilité du changement.

Pourquoi ce n’est pas une vérité — trois points fermes

La certitude de ne pas pouvoir changer est elle-même un état — pas un diagnostic.

01

Pas essayé à partir d’ici

Les tentatives passées se sont faites avec les ressources, les approches et le contexte de l’époque. Un travail différent, dans un contexte différent, avec une approche qui accède à des niveaux différents, n’est pas la même chose. Le passé dit ce qui n’a pas marché — pas ce qui ne peut pas marcher.

02

La conviction elle-même peut être travaillée

« Je suis trop abîmé pour que ça change" est elle-même une croyance encodée dans le système nerveux — pas une loi naturelle. Les croyances encodées peuvent être travaillées. L’hypnose peut y accéder directement — là où le raisonnement conscient ne parvient pas.

03

Le système nerveux reste plastique

La neuroplasticité — la capacité du système nerveux à se reconfigurer — ne s’arrête pas à un âge ou après un certain niveau de souffrance. Les enregistrements qui ont été faits peuvent être modifiés. Ce qui a été appris peut être désappris ou complété par autre chose.

La conviction d’être trop abîmé — ce qui peut évoluer

L’hypnose peut accéder à la croyance « je ne peux pas changer" au niveau où elle est encodée — pas au niveau du discours conscient mais dans les couches plus profondes du système nerveux. Elle peut travailler les expériences qui ont construit cette conviction, les messages reçus qui l’ont solidifiée, la logique de protection qui la maintient, et la confusion entre l’histoire et l’identité.

Ce qui change progressivement : la conviction se désolidifie. Des preuves contraires commencent à être perçues. L’espérance redevient pensable — sans que ça signifie qu’il faut déjà y croire pleinement. Pour approfondir : peur de guérir et lettre à quelqu’un qui n’y croit plus.

  • Croyance « je ne peux pas changer" adressée à sa source
  • Expériences fondatrices de la conviction travaillées
  • Messages reçus solidifiant la conviction allégés
  • Logique de protection identifiée et désampaccée
  • Confusion histoire–identité progressivement défaite
  • Espérance redevenue pensable — sans exiger la certitude d’emblée

Ce que disent les personnes accompagnées

Un accompagnement en présentiel — à Baillargues

Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.

Téléphone 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues