Lettre à quelqu’un qui pense que l’hypnose c’est de la magie
Ce n’est pas de la magie. Ce n’est pas du sommeil. Personne ne perd le contrôle. Ce que l’hypnose est vraiment — et pourquoi le scépticisme est une bonne position de départ.
Découvrir l’hypnose — présentiel uniquement
Une première séance commence souvent par des questions — et c’est exactement là qu’il faut commencer.
Ce que j’aurais voulu pouvoir dire — avant de commencer
Tu as probablement une image de l’hypnose qui vient des spectacles de scène — quelqu’un qui tient un pendule, qui claque des doigts, qui commande à des personnes de faire des choses ridicules. Ou alors tu as entendu parler de gens « reprogrammés" en une séance — arrêt du tabac d’un coup, phobies effacées — comme si le cerveau était un disque dur qu’on réinitialise.
Ce n’est pas ce que c’est. Et le scépticisme que tu as devant ça — c’est une bonne position de départ. Les personnes qui arrivent en disant « j’ai essayé parce que j’avais tout essayé d’autre et je n’y crois pas trop" travaillent souvent très bien. Parce qu’elles ne projettent pas de magie sur ce qui va se passer — elles sont présentes à ce qui se passe vraiment.
L’hypnose n’est pas un état de sommeil. Tu restes conscient. Tu entends tout. Tu peux arrêter quand tu veux. Personne ne peut te forcer à faire quoi que ce soit contre ta volonté — pas en séance thérapeutique, pas en spectacle de scène non plus d’ailleurs, contrairement à ce qu’on croit. Ce que l’hypnose fait — c’est modifier temporairement l’état de conscience pour que certains accès deviennent possibles. Accès à des mémoires, à des croyances encodées, à des réponses automatiques que la raison consciente ne peut pas atteindre directement.
Ce n’est pas de la magie parce que ça n’efface pas. Ça travaille. Il y a des séances où rien de spectaculaire ne se passe — et où quelque chose se modifie quand même, progressivement, sur plusieurs jours. Il y a des séances où quelque chose d’inattendu remonte. Il y a des séances où on travaille longtemps et où on voit le résultat trois semaines plus tard.
Ce que l’hypnose demande, c’est ta participation. Ton consentement à laisser quelque chose se passer — pas ta croyance. Tu peux très bien entrer en séance en pensant que c’est peut-être du vent — et que quelque chose se modifie quand même. Parce que ce qui change ne dépend pas de ta conviction — ça dépend de ce à quoi tu as accès dans cet état-là.
Alors si tu es sceptique — tu peux rester sceptique. Et venir quand même.
Ourida Revel
L’hypnose thérapeutique — ce qui se passe vraiment
L’hypnose thérapeutique — l’hypnose éricksonnienne en particulier — est un outil de travail sur les processus inconscients. Elle utilise un état modifié de conscience — comparable à l’état entre veille et sommeil, ou à l’état de concentration profonde dans lequel on peut être absorbé dans un livre ou une activité — pour rendre accessible ce que la raison consciente ne peut pas directement atteindre.
Ce qui est accessible dans cet état : les mémoires encodées, les croyances automatiques, les réponses du système nerveux. Travailler à ce niveau permet de modifier des réponses que le raisonnement conscient ne peut pas changer — ce qui explique pourquoi « je sais que ce n’est pas rationnel" ne suffit pas à faire disparaître une peur ou un blocage. Pour en savoir plus : qui suis-je et tarifs.
Ce que l’hypnose n’est pas
- Pas du sommeil — la personne reste consciente et entend tout
- Pas une perte de contrôle — on peut arrêter à tout moment
- Pas de la suggestion à l’insu — le consentement est actif
- Pas une réinitialisation — un travail progressif, pas une éffacement
- Pas réservé aux « crédules" — la conviction n’est pas nécessaire
- Pas magique — mais souvent plus efficace qu’attendu
Ce qu’on croit de l’hypnose — et ce qui est vrai
Les croyances les plus fréquentes sur l’hypnose — et ce que la pratique thérapeutique dit vraiment.
« Je ne suis pas hypnotisable"
L’état hypnotique est un état naturel que tout le monde expérimente quotidiennement — entre deux pensées, dans les transports, avant le sommeil. La question n’est pas d’être ou non « hypnotisable" — c’est d’apprendre à accéder à cet état dans un contexte thérapeutique. Certaines personnes y accèdent plus facilement que d’autres — mais presque tout le monde peut y accéder.
« On va m’obliger à dire des secrets"
L’hypnose ne supprime pas la volonté ni le jugement. Une personne en état hypnotique ne dit que ce qu’elle veut dire — exactement comme à l’état conscient. Ce qui se passe en séance reste sous le contrôle de la personne à tout moment. Le travail thérapeutique est collaboratif — il ne s’impose pas.
« Il faut croire pour que ça marche"
La conviction n’est pas un prérequis. Ce qui est nécessaire : une disponibilité à laisser se passer quelque chose — pas une croyance. Des personnes très sceptiques obtiennent des résultats significatifs. Ce qui se modifie ne dépend pas de la conviction — ça dépend de ce à quoi on a accès dans l’état hypnotique.
« Une séance et c’est réglé"
L’hypnose n’est pas une baguette magique à effet immédiat. Certains sujets peuvent être travaillés en peu de séances — d’autres demandent plus de temps. Ce n’est pas différent d’un travail physique ou d’un apprentissage : la profondeur du sujet détermine la durée du travail. Les attentes magiques — tout réglé en une fois — sont la principale source de déception.
« C’est pour les gens faibles ou crédules"
Les personnes les plus analytiques, les plus critiques, les plus cartésiennes travaillent souvent très bien en hypnose — parce qu’elles ont une bonne capacité de concentration et de précision. La crédulité n’est pas un avantage thérapeutique. Le scepticisme actif qui observe ce qui se passe est une ressource.
« Ça ne peut pas changer des choses profondes"
La raison consciente a accès à un niveau de traitement de l’information. Les croyances encodées, les mémoires traumatiques, les réponses automatiques du système nerveux opèrent à un autre niveau — que l’hypnose peut atteindre. C’est pourquoi elle peut travailler des choses que la raison seule ne change pas.
Des sujets concrets — pas de la magie
Ce que l’hypnose éricksonnienne peut travailler — des sujets précis, pas des promesses vagues.
Anxiété et peurs
Anxiété généralisée, phobies, peur de l’avion, peur de conduire, peur du regard — en accédant aux mécanismes qui génèrent la réponse d’alarme, pas en la raisonnant.
Trauma et mémoires
Mémoire traumatique encodée — réduire l’activation des déclencheurs, intégrer l’expérience pour qu’elle perde de son emprise sur le présent.
Croyances & comportements
Croyances encodées sur soi, sur les relations, sur ce qu’on mérite — comportements automatiques qui résistent au raisonnement conscient — besoin de contrôle, culpabilité profonde, attachement traumatique.
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement en présentiel — à Baillargues
Les séances se déroulent en présentiel uniquement au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Lundi au vendredi de 8h à 19h, samedi de 8h30 à 12h.
