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Pourquoi une infirmière psychiatrique devient hypnothérapeute | Ourida Revel
Expérience clinique — Baillargues

Pourquoi une infirmière psychiatrique devient hypnothérapeute

Ce n’était pas une reconversion — c’était une continuité. 15 ans au CHU de Montpellier m’ont appris ce que la médecine seule ne peut pas faire. L’hypnose éricksonienne est devenue la réponse à une question que je portais depuis longtemps.

Cabinet à Baillargues

Un échange préalable gratuit de 15 minutes

Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Séances en cabinet ou en visio
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01

Une question que l’hôpital ne permettait pas de résoudre

J’ai commencé à travailler en psychiatrie par vocation. J’aimais la complexité de ce que j’y trouvais — des êtres humains dans des états extrêmes, confrontés à des souffrances que les mots avaient du mal à contenir. J’aimais la proximité, les nuits de garde, les moments où quelque chose se passait sans qu’on puisse vraiment expliquer pourquoi.

Mais très vite, une question s’est installée. J’observais des personnes hospitalisées, traitées, sorties — et qui revenaient. Pas toutes. Mais beaucoup. Avec les mêmes scénarios, les mêmes déclencheurs, la même douleur à peine recouverte. Le traitement médical faisait son travail. Quelque chose d’autre — plus profond, plus ancien — restait intact.

Ce quelque chose, je ne savais pas encore comment le nommer. Mais je savais qu’il existait. Et j’ai commencé à chercher ce qui pourrait y accéder.

02

Ce que l’hôpital m’a donné que les livres ne donnent pas

La psychiatrie hospitalière forme d’une manière que nulle école ne réplique. On apprend à lire un état sans attendre qu’il se mette en mots. On apprend à être présent sans répondre — à tenir une présence quand la parole ne peut pas encore venir. On apprend que la confiance ne se décrète pas, qu’elle se construit nuit après nuit dans des détails que personne ne nomme.

J’ai accompagné des personnes en pleine psychose, en épisode maniaque, en dépression sévère, en crise suicidaire. J’ai travaillé en unités fermées et en hôpital de jour. J’ai vu ce que le traitement résout — et ce qu’il ne touche pas.

Ce que l’hôpital m’a appris

Lire un état au-delà des mots. Tenir une présence. Comprendre que la souffrance s’exprime d’abord dans le corps. Distinguer ce qui est aigu de ce qui est structurel. Tolérer l’incertitude sans s’y perdre.

Ce que l’hôpital ne pouvait pas faire

Atteindre ce qui est en dessous des symptômes. Travailler les croyances profondes. Modifier la relation à soi-même. Accéder à ce que la parole seule ne peut pas rejoindre. Accompagner la reconstruction à long terme.

03

La première fois que j’ai vu l’hypnose fonctionner

J’avais des a priori. L’hypnose évoquait pour moi le spectacle, la manipulation, quelque chose entre la magie et la naïveté. Ce n’était pas un outil que je cherchais.

La rencontre s’est faite autrement. Un médecin avec qui je travaillais au CHU utilisait l’hypnose en complément dans certaines prises en charge — principalement pour des douleurs chroniques et des troubles anxieux. J’ai observé. Ce que j’ai vu ne ressemblait à rien de ce que j’imaginais.

Ce n’était pas spectaculaire. C’était subtil. Une personne qui se détendait différemment. Un état qui changeait sans qu’on ait eu besoin de beaucoup parler. Quelque chose qui se déposait. Le corps répondait à quelque chose que la conversation seule n’atteignait pas.

« Je n’avais pas cherché l’hypnose. C’est elle qui a répondu à une question que je portais depuis 15 ans."

J’ai commencé à me former. Pas pour changer de métier — pour comprendre. Et ce que j’ai trouvé dans la formation à l’hypnose éricksonienne était exactement ce que je cherchais depuis mes premières années en psychiatrie : une approche qui respecte la complexité de l’être humain, qui travaille avec ce qui est là plutôt que contre ce qui dérange, et qui croit en la capacité de la personne à trouver ses propres ressources.

Le chemin en dates

2003
Diplôme d’infirmière en santé mentale

Début de carrière en service de psychiatrie hospitalière. Premières années en unité fermée puis ouverte au CHU de Montpellier.

2006
Hôpital de jour psychiatrique

Suivi de patients en soins ambulatoires intensifs. Travail de réinsertion et de stabilisation à moyen terme. Première confrontation aux limites de la seule approche médicale.

2012
Première rencontre avec l’hypnose médicale

Observation d’un praticien utilisant l’hypnose en complément au CHU. Début d’une curiosité qui allait prendre 4 ans à se transformer en formation.

2016
Formation à l’hypnose éricksonienne

Formation certifiante à l’hypnose éricksonienne — approche fondée sur les travaux de Milton Erickson. Parallèle maintenu avec le travail hospitalier pour intégrer les deux approches.

2018
Installation en cabinet à Baillargues

Ouverture du cabinet au 7 rue de la Dentellière, Baillargues. Début de l’activité libérale. Ancrage de la pratique dans la région montpelliéraine.

04

Pourquoi l’hypnose éricksonienne spécifiquement

Il existe plusieurs formes d’hypnose. L’hypnose directive — celle des spectacles, des suggestions directes — ne m’intéressait pas. Elle présuppose une passivité de la personne que mes années en psychiatrie m’avaient appris à refuser.

L’hypnose éricksonienne fonctionne différemment. Elle ne cherche pas à imposer quelque chose à la personne — elle cherche à créer les conditions pour que la personne accède à ses propres ressources. Elle s’adapte. Elle respecte. Elle croit que chaque personne possède en elle ce dont elle a besoin — et que le travail du thérapeute est de créer le contexte qui permet d’y accéder.

Cette philosophie était exactement ce que mes années en psychiatrie m’avaient enseigné. Les personnes les plus amoindries en apparence portaient quelque chose — une force, une logique, une capacité à survivre — que l’hypnose éricksonienne cherche à mobiliser plutôt qu’à contourner.

« Ce n’était pas une reconversion. C’était la même intention — autrement outillée."

Ce que ce parcours change dans la pratique

Une lecture clinique du contexte

Avant chaque accompagnement, je évalue ce qui relève de l’hypnose et ce qui nécessite un relais médical. Ce discernement vient directement des années hospitalières — pas d’une formation théorique.

La capacité à tenir des états intenses

Les séances d’hypnose peuvent faire émerger des émotions intenses. Y rester présent sans fuir ni surréagir — c’est une compétence acquise en psychiatrie, pas en formation.

La connaissance du terrain médical

Je connais les traitements, les protocoles, les limites de l’hypnose seule. Je travaille en complément — jamais en substitution — et je sais quand orienter vers un médecin ou un psychiatre.

L’absence de naïveté sur la souffrance

Je n’ai jamais eu l’illusion que tout se résout facilement. L’hypnose peut aider — profondément, parfois rapidement. Mais j’arrive avec un regard formé à la complexité, pas à la promesse.

05

Ce que je cherche à faire dans chaque séance

La question que je me posais en psychiatrie hospitalière était : qu’est-ce qui reste intact chez cette personne, sous la souffrance ? Qu’est-ce qu’elle possède que la maladie ou la douleur n’a pas pu atteindre ?

C’est encore cette question que je porte en cabinet. Pas « qu’est-ce qui ne va pas" — mais « qu’est-ce qui est là, disponible, qui attend d’être mobilisé". L’hypnose éricksonienne donne un accès à ce niveau que peu d’autres approches permettent.

Ce qui a changé, c’est l’échelle. En psychiatrie, j’accompagnais des états sévères, des hospitalisations longues, des situations de crise. En cabinet, j’accompagne des personnes qui fonctionnent — qui travaillent, ont une famille, une vie — mais qui portent quelque chose de lourd que les ressources ordinaires ne règlent pas. Ce sont souvent ces personnes-là qui mettent le plus longtemps à demander de l’aide. Parce qu’elles « s’en sortent" — en apparence.

« Ce qui compte, ce n’est pas ce que j’apporte. C’est ce que la personne découvre qu’elle avait déjà."

Ce que disent les personnes accompagnées

Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio

Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.

Prise de contact 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues