« C’est dans ta tête" : ce que ça dit à quelqu’un qui souffre vraiment
Cette phrase est souvent dite avec bienveillance. Elle cherche à rassurer — à dire que le danger n’est pas réel. Et pourtant, pour quelqu’un qui souffre vraiment, elle dit autre chose. Quelque chose de bien plus douloureux.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Quand rassurer invalide
« C’est dans ta tête." La phrase cherche à aider. Elle dit : il n’y a pas de vrai danger, tu peux te calmer, ce n’est pas aussi grave que tu le crois. Elle est souvent dite par quelqu’un qui ne sait pas quoi faire d’autre face à une souffrance qu’il ne comprend pas.
Mais pour la personne qui reçoit cette phrase — quelqu’un qui souffre vraiment, qui a peut-être attendu longtemps avant d’en parler, qui a déjà doublé sa souffrance en se demandant si elle était légitime — elle dit quelque chose de différent. Elle dit : ce que tu vis n’est pas réel. Tu exagères. Tu te fais du mal tout seul. Et tu aurais la capacité d’arrêter si tu le voulais vraiment.
Ce n’est pas ce que la personne voulait dire. Mais c’est ce que la personne qui souffre entend. Et ce décalage — entre l’intention bienveillante et l’effet réel — est au cœur de ce que vivent beaucoup de personnes souffrant d’anxiété, de phobies, de dépression ou de traumatismes.
Ce que la personne qui souffre entend vraiment
- « Ta souffrance n’est pas réelle — ou pas assez réelle pour être prise au sérieux"
- « Tu pourrais arrêter si tu faisais un effort"
- « Tu te composes une souffrance que tu n’as pas vraiment"
- « Les autres ne ressentent pas ça — il y a quelque chose qui cloche chez toi"
- « Tu n’as pas le droit de demander de l’aide pour quelque chose d’imaginaire"
La souffrance psychologique est une souffrance réelle
Quand quelqu’un dit « c’est dans ta tête", il se trompe sur un point fondamental : la distinction entre réel et imaginaire. Une anxiété est réelle. Une phobie est réelle. Une dépression est réelle. Pas parce que le danger extérieur l’est — mais parce que ce que le corps et le cerveau vivent l’est.
La souffrance psychologique a des corresp ondances physiologiques
Une crise d’anxiété produit des changements réels : rythme cardiaque accéléré, cortisol élevé, tension musculaire, modification de la respiration. Le corps ne distingue pas le danger réel du danger perçu. La souffrance est aussi physiologique qu’une douleur physique.
« Dans la tête" ne signifie pas « imaginaire"
La tête — le cerveau — est un organe. Ce qui s’y passe est réel. Dire « c’est dans ta tête" comme si ça invalidait la souffrance revient à dire que ce qui se passe dans le cœur ou dans les poumons n’est pas réel non plus. C’est une confusion entre le siège de la souffrance et sa légitimité.
La souffrance invisible est souvent la plus durable
Une fracture se voit, se mesure, se soigne avec un protocole clair. Une anxiété chronique, une dépression, un traumatisme — leur invisibilité ne les rend pas moins réels. Elle les rend souvent plus difficiles à traiter, parce qu’ils n’obtiennent pas le même crédit de l’entourage.
Trouver un espace où ce qu’on vit est pris au sérieux
L’une des premières choses que beaucoup de personnes disent quand elles viennent en cabinet, c’est « je ne savais pas si j’avais vraiment le droit de consulter". Parce que leur souffrance avait été minimisée — par leur entourage, ou par elles-mêmes à force de se l’être entendu dire.
La première chose qui se passe dans un accompagnement bien conduit, c’est la reconnaissance. Pas la validation de toutes les croyances — la reconnaissance que ce qui est vécu est réel, qu’il a une logique, qu’il mérite d’être traité. C’est parfois suffisant pour que quelque chose commence à se déposer.
L’hypnose éricksonienne travaille précisément là où la souffrance est installée — dans le système nerveux, dans la mémoire implicite, dans les associations automatiques que le raisonnement seul ne peut pas atteindre. Elle ne demande pas à la personne de « sortir de sa tête". Elle travaille avec ce qui est là.
Si vous avez entendu « c’est dans ta tête" et que vous n’êtes toujours pas sûr(e) d’avoir le droit de consulter — vous l’avez.
- Faire reconnaître que ce qu’on vit est réel — pas imaginaire, pas exagéré
- Travailler sur la honte d’avoir une souffrance invisible
- Sortir du silence dans lequel l’invalidation a enfermé
- Comprendre le mécanisme de ce qu’on vit — ce qui aide déjà à réduire la honte
- Travailler sur ce qui est là — sans avoir à le justifier ou le prouver d’abord
- Retrouver confiance dans sa propre perception de sa souffrance
Ce que disent les personnes accompagnées
Pages associées
Retrouvez également la page de prise de rendez-vous et le parcours complet d’Ourida Revel.
Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.
