Mon thérapeute ne me comprend pas mais je n’ose pas le dire
On sort de séance avec ce sentiment persistant — ce n’était pas ça. Quelque chose ne correspond pas. Mais dire « vous ne me comprenez pas" à quelqu’un qui consacre du temps à vous aider semble ingrat, injuste, ou tout simplement trop difficile.
Un échange préalable gratuit de 15 minutes
Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.
Ce sentiment qui ne se dit pas
On y va. On parle. On répond aux questions. Mais à la sortie, il y a ce sentiment diffus que quelque chose est passé à côté. Que les mots du thérapeute ne collent pas vraiment à ce qu’on vit. Que les interprétations proposées ne sonnent pas juste. Que la direction prise n’est pas la bonne.
Et pourtant on ne dit rien. Parce qu’on ne veut pas vexer quelqu’un qui fait de son mieux. Parce qu’on pense que c’est peut-être nous le problème. Parce qu’on ne sait pas comment formuler ça sans que ça sonne comme une accusation. Parce qu’on a peur de ce qui vient après si on dit « ce ne marche pas entre nous".
Ce silence coûte. Il coûte de l’énergie à maintenir. Et il coûte de l’utilité à la thérapie — parce qu’une relation thérapeutique dans laquelle on ne dit pas ce qu’on ressent vraiment travaille à côté de ce qui compte.
Pourquoi on n’ose pas le dire
- On ne veut pas blesser quelqu’un qui nous consacre du temps et de l’attention
- On pense que c’est peut-être nous qui ne faisons pas assez d’efforts
- On a peur que le thérapeute se vexe ou se ferme
- On ne sait pas comment formuler ça sans que ça semble une attaque
- On ne sait pas si ce qu’on ressent est une information valide ou une résistance
- On a peur de recommencer à zéro avec quelqu’un d’autre
Ce que « ne pas se sentir compris" veut dire concrètement
Ce sentiment prend des formes différentes. Certaines sont immédiates, d’autres s’installent progressivement.
Les interprétations qui ne collent pas
Ce que le thérapeute dit de votre situation — les liens qu’il établit, les explications qu’il propose — ne correspond pas à ce que vous ressentez intérieurement. Vous acquiescez. Mais quelque chose sonne faux.
La direction prise ne vous convient pas
On travaille sur quelque chose que vous ne sentez pas comme prioritaire. Vous avez l’impression qu’on passe à côté de ce qui compte vraiment — mais vous ne savez pas comment le dire sans sembler diriger la séance.
Le rythme ou le style ne vous convient pas
Trop de silence. Trop de questions. Pas assez de structure. Trop de structure. Une approche trop analytique quand vous avez besoin de quelque chose de plus ancré dans le corps. Ou l’inverse.
Quelque chose a été dit qui a créé une distance
Une remarque qui a blessé, même involontairement. Un mot qui a réveillé quelque chose de difficile. Une interprétation qui semblait trop rapide ou trop catégorique. Et depuis, quelque chose s’est refermé.
On se sent jugé alors que ça ne devrait pas
Un regard, un ton, une reformulation qui donne l’impression d’être évalué plutôt qu’accompagné. Peut-être réel, peut-être projeté — dans les deux cas, ça mérite d’être dit.
L’absence de progression
On vient depuis plusieurs mois et rien ne semble bouger. Ce n’est pas toujours un problème de compatibilité — mais quand s’y ajoute le sentiment de ne pas être compris, ça devient une question légitime à poser.
On se retient de dire certaines choses
Non par peur du jugement en général — mais parce qu’on anticipe une réponse spécifique qui ne nous conviendra pas. On s’autocensure en fonction du thérapeute, pas de soi-même.
On sort des séances plus fatigue
Pas la fatigue normale après un travail émotionnel. Une fatigue de performance — celle d’avoir joué un rôle, d’avoir dit ce qu’on pensait qu’il fallait dire, d’avoir géré la relation autant que le contenu.
Trois façons d’avancer
Le sentiment de ne pas se sentir compris est une information — pas forcément une conclusion. Selon ce qu’il recouvre, les voies possibles sont différentes.
Le dire à son thérapeute
C’est la première voie — et souvent la plus productive. « J’ai l’impression que quelque chose ne colle pas", « Ce que vous dites ne résonne pas tout à fait avec ce que je vis". Un bon thérapeute ne se vexe pas. Il utilise cette information. Et si la relation peut s’ajuster — elle s’ajuste.
Prendre le temps de comprendre ce que vous cherchez
Parfois ce qu’on recherche a changé depuis le début du suivi. On avait besoin de parole — et maintenant on a besoin d’autre chose. Une approche plus corporelle. Plus directe. Plus centrée sur le présent. Cette évolution est normale — et elle mérite d’être dite.
Changer — sans culpabilité
Changer de thérapeute n’est pas une trahison. L’alliance thérapeutique — la qualité du lien entre la personne et son thérapeute — est l’un des facteurs les plus déterminants de l’efficacité d’une thérapie. Si ce lien ne fonctionne pas, changer est une décision thérapeutique — pas un abandon.
La compatibilité n’est pas un détail
Les recherches sur l’efficacité des thérapies le montrent clairement : la qualité de la relation thérapeutique est l’un des premiers prédicteurs du résultat — bien davantage que la technique utilisée. Ce n’est pas superficiel. Ce n’est pas une question de « feeling". C’est une condition structurelle de l’efficacité du travail.
Deux personnes peuvent être d’excellents thérapeutes — et l’une ne correspondra pas à ce dont vous avez besoin quand l’autre oui. Ce n’est pas une évaluation de compétence. C’est une question de compatibilité. Comme dans toute relation où la confiance est nécessaire.
Si vous ressentez depuis plusieurs séances que quelque chose ne fonctionne pas — ce ressenti mérite d’être pris au sérieux. Pas ignoré. Pas culpabilisé. Pris au sérieux.
- L’alliance thérapeutique est un facteur clé de l’efficacité — pas un luxe
- Dire ce qu’on ne ressent pas permet parfois d’ajuster la relation
- Changer de thérapeute n’efface pas le travail déjà fait
- Chercher quelqu’un qui correspond mieux n’est pas de la persévérance — c’en est une
- Certaines approches correspondent mieux à certaines personnes — et ça s’explore
- Un premier échange permet de vérifier la compatibilité avant de s’engager
Ce que disent les personnes accompagnées
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Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio
Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.
