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Je mens à mon psy depuis 6 mois | Ourida Revel
Tabous de la thérapie — Baillargues

Je mens à mon psy depuis 6 mois

On minimise. On omet. On dit que ça va mieux alors que ce n’est pas vrai. Mentir à son thérapeute est l’un des tabous les plus silencieux de la thérapie — et l’un des plus courants.

Cabinet à Baillargues

Un échange préalable gratuit de 15 minutes

Pour faire le point sur votre situation et vérifier si l’hypnose peut vous accompagner, avant toute première séance.

7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues
06 30 23 73 34
Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Séances en cabinet ou en visio
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Le mensonge en thérapie n’est pas ce qu’on croit

On n’invente pas des histoires. On ne fabrique pas des événements qui n’existent pas. Ce qu’on appelle « mentir à son thérapeute", c’est presque toujours autre chose : minimiser ce qui ne va pas, omettre ce qui fait trop honte, dire que ça va mieux pour ne pas décevoir, taire ce qui a vraiment été dit ou fait.

C’est courant. Très courant. Les études sur le sujet montrent qu’une proportion significative de patients en thérapie omettent des informations importantes — y compris sur des sujets directement liés à la raison pour laquelle ils consultent. Ce n’est pas de la malhonnêteté. C’est une protection.

La question n’est pas « pourquoi est-ce que je mens" mais « qu’est-ce que je protège en ne disant pas cela ?" La réponse à cette question est souvent au cœur de ce qui doit être travaillé.

Ce que ce silence protège souvent

  • L’image qu’on veut donner — quelqu’un qui va mieux, qui fait des efforts
  • La honte autour de ce qu’on a vraiment vécu ou ressenti
  • La peur du jugement — même dans un espace censé être sans jugement
  • Une information qu’on n’est pas encore prêt à mettre en mots
  • Le thérapeute lui-même — on ne veut pas le décevoir ou l’inquiéter

Ce qu’on tait vraiment

Le mensonge en thérapie est rarement frontal. Il se glisse dans les détails, les omissions, les réponses incomplètes.

Dire que ça va mieux

Ce n’est pas vrai — ou pas entièrement. Mais dire que ça ne va pas mieux semble décevoir. Semble confirmer qu’on est un cas difficile. Ou qu’on ne fait pas assez d’efforts. Alors on dit que ça va mieux.

Minimiser ce qui s’est passé

L’événement était plus grave qu’on ne le dit. La dispute était plus violente. La pensée était plus sombre. On réduit — parce que dire la réalité semble trop lourd à poser sur la table.

Omettre la vraie raison

On parle du problème A. Mais le problème B — celui qui est vraiment au cœur — n’est jamais abordé. Trop intime. Trop honteux. Trop compliqué à expliquer sans tout dérouler.

Cacher les rechutes

On avait arrêté. On avait recommencé. On ne le dit pas. La honte de la rechute — alcool, comportement compulsif, relation toxique — est souvent plus forte que la souffrance de la rechute elle-même.

Prétendre avoir fait ce qu’on n’a pas fait

Le thérapeute avait suggéré quelque chose. On ne l’a pas fait. On dit qu’on l’a fait. Ou on évite soigneusement le sujet pour ne pas avoir à admettre qu’on n’y est pas arrivé.

Ne pas dire ce qu’on pense du thérapeute

Une chose dite en séance a créé une distance. Quelque chose ne convient plus. Mais le dire semble ingrat, ou trop difficile à formuler. Alors on continue — avec ce non-dit entre soi et le thérapeute.

Les pensées qu’on juge inavouables

Des pensées intrusives, des images, des envies qu’on juge incompatibles avec l’image qu’on veut donner. On les garde pour soi. Parfois depuis le début du suivi.

La sévérité des symptômes

Les crises sont plus fréquentes. La détresse est plus profonde. Mais l’admettre semble dramatiser. Ou inquiéter. Ou provoquer une réaction qu’on ne se sent pas prêt à gérer.

Ce que le mensonge coûte vraiment

Le mensonge en thérapie ne trompe pas le thérapeute. Il prive la personne de l’aide dont elle a besoin. C’est le seul vrai coût.

01

Le travail porte sur autre chose

Quand on tait ce qui est vraiment au cœur, le thérapeute travaille sur ce qu’on lui donne — pas sur ce dont on a besoin. La thérapie avance, mais pas vers là où le problème réside. Le temps passe et rien ne change vraiment.

02

La distance s’installe

Chaque non-dit crée une couche supplémentaire entre soi et le thérapeute. On se sent moins en confiance. La relation devient moins utile. On vient mais on n’est plus vraiment là. Et un jour on arrête — sans avoir dit pourquoi.

03

Le mensonge lui-même est matière à travailler

Dire « je vous ai caché quelque chose depuis plusieurs mois" est l’un des actes les plus courageux qu’on puisse faire en séance. Ce qu’on protégeait en mentant — la honte, la peur du jugement, l’image de soi — est précisément ce qui doit être regardé.

Quand on dit enfin ce qu’on taisait

Le moment où on dit ce qu’on a tu pendant des mois est presque toujours un tournant. Pas parce que ça règle tout d’un coup — mais parce que le travail peut enfin porter sur ce qui compte vraiment.

Ce qu’on anticipait — la déception du thérapeute, le jugement, la réaction problématique — se produit rarement. Ce qui se produit à la place : un soulagement. La légèreté de ne plus porter seul quelque chose qu’on cachait.

Si vous lisez ceci en pensant à quelque chose que vous n’avez pas dit à votre thérapeute : c’est probablement la chose la plus utile que vous puissiez dire lors de la prochaine séance.

  • Le thérapeute ne juge pas — il comprend pourquoi c’était difficile à dire
  • Le travail peut enfin porter sur ce qui compte réellement
  • La relation thérapeutique gagne en profondeur et en utilité
  • La honte de ce qu’on cachait diminue quand c’est dit à voix haute
  • On comprend ce que ce silence protégeait — et c’est souvent éclairant
  • On n’a plus à gérer le coût énergétique de maintenir le mensonge

Ce que disent les personnes accompagnées

Un accompagnement à Baillargues, avec possibilité de visio

Le cabinet est situé au 7 rue de la Dentellière à Baillargues. Les consultations se font au cabinet ou en visioconférence. La première séance dure de 1 h à 1 h 15, les suivantes environ 1 h. Un échange téléphonique de 15 minutes est possible avant la première séance.

Prise de contact 06 30 23 73 34
Horaires Lun–Ven 8h–19h • Sam 8h30–12h
Adresse 7 rue de la Dentellière, 34670 Baillargues